Le ministère américain de la Défense a déclaré le 19 mai une diminution de son effectif militaire en Europe, réduisant ses brigades de combat de quatre à trois. Cette mesure fait écho au souhait de Donald Trump de réévaluer la présence militaire des États-Unis sur le continent européen.
Cette réduction, représentant environ 4.000 soldats, a entraîné un retard dans le déploiement de troupes en Pologne, soulignant ainsi les implications stratégiques de cette décision. Dans un communiqué, le ministère a indiqué qu'il déterminera ultérieurement la disposition finale de ces troupes en Europe.
Cette annonce s'inscrit dans le cadre de la pression continue exercée sur les alliés européens par Donald Trump, les incitant à augmenter leurs dépenses militaires. "Les États-Unis doivent continuer à maintenir une posture forte, surtout en Pologne qui est un bon exemple pour d'autres pays", a déclaré un porte-parole du Pentagone.
Les militaires pourraient être redéployés ailleurs en Europe
Le 1er mai, un retrait anticipé de 5.000 militaires américains d'Allemagne a été annoncé, avec des déclarations ultérieures de Trump laissant entendre que cette réduction pourrait être plus significative. Le général de l'armée a récemment rapporté que le déploiement de troupes en Pologne avait été annulé, bien que le vice-président ait précisé que cette mesure était pour l'heure "retardée".
Les 4.000 militaires qui ne seront pas déployés en Pologne pourraient "aller ailleurs en Europe", a précisé JD Vance. Trois autres emplacements sont actuellement étudiés, bien qu'aucune décision finale n'ait encore été prise.
Le communiqué du Pentagone assure que les États-Unis continueront de maintenir une forte présence militaire en Pologne, un pays qui reste un modèle en matière de dépenses militaires en proportion de son PIB. Ces mouvements de troupes sont particulièrement suivis, notamment après que Trump a demandé à ses alliés européens de contribuer davantage à leur propre défense.







