Une récente revue de la base de référence Cochrane, publiée le 16 avril 2026, met en lumière un revers crucial concernant les traitements anti-amyloïdes pour la maladie d’Alzheimer. Bien que ces médicaments, approuvés sous le nom de Leqembi, ciblent l'accumulation de la protéine bêta-amyloïde, leurs bénéfices cliniques demeurent minimes.
Cette analyse fraîchement publiée met un sérieux frein aux attentes autour des nouvelles thérapies. En effet, les conclusions de l’étude soulignent qu’aucune amélioration cliniquement significative n’est observée chez les patients, malgré quelques résultats mesurables. Comme rapporté par Cochrane, il semble que le rapport bénéfice-risque ne soit pas en faveur de ces traitements.
La Haute Autorité de Santé (HAS) en France avait d’ores et déjà refusé le remboursement de ces traitements en 2025, jugeant leur efficacité insuffisante par rapport aux risques. Selon Francesco Nonino, neurologue à l’Institut des sciences neurologiques de l'IRCCS de Bologne, “la différence entre résultats statistiquement significatifs et pertinence clinique est fondamentale”.
Peu ou pas d'impact sur la gravité des symptômes
Pour se prononcer, les auteurs se sont appuyés sur 17 études, réunissant 20.342 participants dont les âges s'étendaient de 70 à 74 ans. Après 18 mois de traitement, les résultats montrent un impact négligeable sur la gravité des symptômes de démence et sur les capacités cognitives.
Néanmoins, certains ont observé une légère amélioration dans des tâches quotidiennes complexes, comme faire des courses ou gérer des finances. Il est à noter aussi que des effets indésirables, tels que des gonflements cérébraux et des saignements, ont été signalés.







