Les prix du pétrole sont en recul ce vendredi, après avoir atteint des sommets jeudi, car l'optimisme quant à une diminution des tensions au Moyen-Orient a surpassé les craintes concernant l'approvisionnement pétrolier, notamment en raison du blocage potentiel des voies maritimes, comme le détroit d'Ormuz.
Dans une déclaration marquante, Donald Trump a affirmé que l'Iran était prêt à réduire son stock d'uranium enrichi, une condition essentielle des États-Unis pour envisager des négociations avec Téhéran. "Il y a de très bonnes chances que nous parvenions à un accord," a-t-il soutenu, amplifiant les espoirs de stabilité dans cette région troublée.
Ce vendredi est également le jour où un cessez-le-feu entre en vigueur au Liban, ce qui est de nature à rassurer les marchés. La cessation des hostilités libanaises constitue une précondition que Téhéran a posée pour engager des discussions avec les États-Unis.
Au moment de l'évaluation, soit vers 09H30 GMT (11H30 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en juin était en chute de 2,41 %, se chiffrant à 96,99 dollars. De même, le baril de West Texas Intermediate pour livraison en mai a vu sa valeur diminuer de 3,03 %, s'élevant à 91,82 dollars.
Une crise persistante : 13 millions de barils par jour en jeu
Les États-Unis ont commencé lundi le blocage des navires provenant de ports iraniens, intensifiant encore les contraintes d'approvisionnement. Selon Arne Lohmann Rasmussen, un expert de Global Risk Management, "même si le détroit d'Ormuz venait à rouvrir, il faudrait plusieurs mois avant que la situation ne revienne à la normale." Ce constat souligne la complexité des enjeux économiques et géopolitiques dans cette région stratégique.







