Le Premier ministre britannique Keir Starmer a récemment déclaré que sa situation dans l'affaire Mandelson était inacceptable et impardonnable. En effet, lors d'une conférence de presse à Paris, il a exprimé son indignation de ne pas avoir été informé des résultats d'une enquête de sécurité concernant Peter Mandelson, qu'il avait nommé ambassadeur aux États-Unis, en dépit d'un avertissement défavorable. "Je n'ai pas été informé que son autorisation n'avait pas été validée. Aucun ministre ne l'a été, ni Downing Street", a-t-il insisté, selon des sources de Sky News.
Les critiques fusent alors que le gouvernement s'efforce de juguler les appels croissants à sa démission. Le Guardian rapporte que la nomination de Mandelson, accordée en janvier 2025, a été faite malgré un rapport défavorable du service de contrôle des antécédents.
En réaction, Starmer a limogé Olly Robbins, haut fonctionnaire des services diplomatiques, une décision qui a soulevé des questions quant à sa véritable responsabilité. Le chef du gouvernement a promis d'apparaître devant le Parlement pour clarifier les faits, affirmant sa colère face à cette situation, ce qu'il a qualifié d'"échec de l'État".
L'opposition, de son côté, réclame la démission de Starmer. Kemi Badenoch, leader du parti conservateur, a critiqué son "manque d'honnêteté", tandis qu'Ed Davey des libéraux-démocrates l'a accusé d'avoir induit le Parlement en erreur. Selon Nigel Farage, le limogeage de Robbins n'est qu'une manœuvre pour protéger Starmer.
La gravité de la situation est accentuée par le fait que Starmer a juré qu'il n'était pas au courant des liaisons de Mandelson avec Jeffrey Epstein. Le ministère de la Justice a, pour sa part, demandé des enquêtes sur ces allégations. Bien que l'enquête ait été en grande partie éclipsée par les crises internationales, elle rappelle que Starmer, dont la popularité a déjà été mise à mal, se rapproche des élections locales de mai qui promettent d'être délicates.
La commission parlementaire des affaires étrangères a également prévu d'interroger Robbins sur ces événements. Alors que Starmer tente de se défendre, les révélations des documents préalablement divulgués auscultent les liens de Mandelson avec Epstein, laissant entendre qu'il aurait partagé des informations susceptibles d'influencer les marchés financiers.







