En avril 2024, l'alarme est donnée par une responsable de Barousse Transports. Elle découvre qu'une carte bancaire de l'entreprise a été utilisée pour faire le plein d'essence à quatre reprises en mars, alors que tous les véhicules roulent au gasoil. Intriguée, elle se tourne vers le chauffeur à qui la carte a été confiée. Ce dernier, un employé de longue date, prétend l'avoir perdue quelques jours auparavant.
Après une enquête plus poussée, il apparaît que la carte a été utilisée à de nombreuses reprises pour un montant total d'environ 8 000 euros, correspondant à près de 4 000 litres de carburant. La gendarmerie est saisie de la plainte. Les images de vidéosurveillance montrent que c'est bel et bien le véhicule personnel du chauffeur qui a bénéficié de ces pleins abusifs.
Lors de son audience le 5 février, l'accusé semble confus face aux questions. Il évoque le vol de sa carte bancaire, puis un malentendu avec une autre carte. "J’ai 71 ans, je ne sais pas," déclare-t-il, face à une salle d’audience sceptique. Concernant ses revenus, il mentionne des gains de plus de 3 000 euros par mois en tant que gérant d'Hôtel, un chiffre réfuté par sa propre avocate qui présente des documents fiscaux à l'opposé de ses déclarations.
La présidente du tribunal, face à cette situation, prend en compte les 50 jours-amendes requis par le procureur. Elle reconnait également la légitimité de la constitution de partie civile de l'entreprise, victime de cet abus de confiance. Pour les dommages et intérêts, la décision est renvoyée pour une évaluation plus approfondie des demandes et des revenus réels de l'ancien employé.
Cette affaire met en lumière non seulement les actes d'un individu, mais soulève aussi des questions sur les mécanismes de surveillance et de contrôle au sein des entreprises, comme l’a souligné un expert en sécurité financière. D’autres affaires similaires pourraient émerger, ce qui pose la question : comment prévenir de tels abus à l'avenir?







