Près de 8.000 participants demeurent sur le site de la free party qui s'est tenue près de Bourges depuis vendredi dernier. Les festivaliers ont progressivement commencé à quitter le terrain militaire au fil des heures, comme l'a confirmé la préfecture du Cher. Cet événement, qui a vu entre 17.000 et 40.000 personnes y participer, s'accompagne d'un nettoyage du site opéré par les fêtards eux-mêmes. Malgré la démolition de certains équipements, la musique a encore résonné ce lundi matin, prolongée par des fêtards qui ont souhaité profiter du moment jusqu'à la dernière minute.
Des festivaliers verbalisés pour leur présence
Les organisateurs de cette immense fête souhaitaient par leur mobilisation contester les nouvelles réglementations qui cherchent à alourdir les sanctions pour les organisateurs et participants de free parties, qui évolueront d'une simple contravention à un délit. Un participant, ingénieur et habitué des événements tels que celui-ci, a exprimé sa frustration : "Nous avons cherché une sortie à 6h, mais il n'y en avait pas sans risquer une amende. On a même eu des contraventions en double ! Nous allons contester cela."
Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, a annoncé que tous ceux sortis du teknival seraient verbalisés à double titre pour avoir occupé un terrain militaire et participé à un rassemblement illégal.
Des incidents rapportés au cours de l'événement
En termes de sécurité, les autorités ont dénombré un total de 19.636 contrôles effectués, ainsi que 3.578 procès-verbaux et neuf interpellations. Malheureusement, quatre personnes ont également été prises en charge en urgence absolue. Au cours du week-end, deux obus ont été découverts à proximité du rassemblement, ce qui a suscité des inquiétudes parmi les autorités locales.
Les fêtards, qui ont exprimé leur mécontentement face à la législation en cours, prévoient déjà d'autres rassemblements les 30 mai, 6 et 13 juin dans plusieurs villes françaises, dont Paris. La mobilisation citoyenne autour de cette question ne semble pas s'éteindre, alors que le débat sur les droits des fêtards et l'encadrement des événements festifs se poursuit.







