Près de trois ans après le tragique décès d'Emile Soleil, disparu au Haut-Vernet le 8 juillet 2023, l'enquête judiciaire reste en cours. Récemment, plus d'une centaine de prélèvements ADN ont été effectués sur les habitants de ce village des Alpes-de-Haute-Provence.
Cependant, les détails de cette instruction judiciaire semblent être leakés régulièrement dans les médias, soulevant la colère des parents d'Emile, Marie et Colomban Soleil. Ils ont récemment publié une tribune dans le Journal du Dimanche, dénonçant ces fuites continue qui mettent en péril l'enquête. Ils pointent en particulier du doigt un ouvrage paru le 8 avril, intitulé Emile, les zones grises de l’enquête, signé par Valentin Doyen.
Dans cette tribune, le couple a exprimé sa désapprobation face à « des récits qui abîment toute une famille au nom de la quête de sensualité médiatique », ajoutant qu'un auteur « relaye des fantasmes » sans en avoir vérifié la véracité. Ils insistent sur le fait que « tout ne peut pas être justifié par la liberté d'informer », alertant sur les conséquences que ces comportements peuvent avoir sur l'intégrité de l'enquête. Comme le soulignent plusieurs experts du droit, ces fuites mettent en danger la recherche de la vérité et pourraient même, à terme, compromettre la justice dans cette affaire tragique. Ils affirment que « les intérêts privés et l'ego » de quelques individus ne devraient pas prévaloir sur le respect de la dignité humaine et des droits des victimes.
Les parents concluent leur message en promouvant un appel à la responsabilité : « Si l’inconséquence de certains compromet l’enquête, la responsabilité devra leur revenir ». Un cri du cœur qui résonne dans une époque où l’information, à la fois précieuse et vulnérable, mérite d’être traitée avec soin et respect.







