Un audit, sollicité par l'État, est actuellement mené chez Duralex, reconnu mondialement et repris par ses employés sous forme de coopérative. Selon des sources proches, la situation de trésorerie de l'entreprise est préoccupante, comme le rapporte l'AFP. Cela pourrait aboutir à un redressement judiciaire si aucune solution n'est trouvée rapidement.
Bercy a confirmé l'implication de l'État, signalant que des discussions avec les parties concernées sont en cours. Ces pourparlers visent à explorer les mesures nécessaires pour maintenir l'activité de Duralex, qui emploie 243 personnes.
Un fonctionnaire du ministère a même déclaré à France Inter que "un redressement judiciaire n'est pas à exclure", soulignant la gravité de la situation. Bien qu'une source proche du dossier affirme qu'il est "trop tôt" pour tirer des conclusions hâtives, cette crise met en lumière des choix de gestion discutables.
Gestion incertaine
Duralex, célèbre pour ses articles de vaisselle réputés incassables, a récemment vu son directeur général, François Marciano, quitter ses fonctions. Selon La Lettre Valloire, son départ a été abrupt, tout comme celui de son fils, Antoine, qui occupait le poste de directeur financier. Peggy Sadier, anciennement directrice marketing et commerciale, lui a succédé.
La situation actuelle est devenue encore plus préoccupante après le départ de Marciano, emblématique de la reprise en coopérative. Duralex a déjà frôlé la disparition après un précédent redressement judiciaire en avril 2024 et fait face à une augmentation des coûts énergétiques consécutive au conflit en Ukraine.
Une levée de fonds de 20 millions insuffisante ?
Lors d'une levée de fonds automnale, Duralex avait réussi à sécuriser plus de 20 millions d'euros en quelques heures pour stabiliser son redressement. Marciano espérait que le chiffre d'affaires atteindrait 35 millions d'euros cette année, mais des analyses de certaines sources indiquent que cet objectif pourrait être difficile à réaliser.
La coopérative, qui a été validée par le tribunal de commerce d'Orléans en juillet dernier, compte sur l'appui de 60 % des employés de son usine de La Chapelle-Saint-Mesmin, dans le cadre d'un projet soutenu par la région Centre-Val de Loire et la métropole d'Orléans. Le chemin vers une viabilité durable semble encore semé d'embûches pour la verrerie emblématique.







