Mardi 9 juin 2026, une vingtaine d’accompagnants d’élèves en situation de handicap se sont réunis devant la préfecture de Tours, appuyés par des enseignants, pour exprimer leurs revendications cruciales.
Parmi les manifestants, une AESH confie son frustration : « On adore notre métier, mais on envisage sérieusement de démissionner. » Sinon, l’angoisse d’un avenir professionnel incertain pèse sur ces acteurs essentiels du milieu éducatif. Une autre AESH active dans une école de Ligueil exprime sa préoccupation pour sa sécurité d'emploi, choisissant de garder l’anonymat par crainte de répercussions sur ses missions quotidiennes.
Ce rassemblement a vu la participation d’environ mille AESH d’Indre-et-Loire, corroborant l’écho de leurs revendications à l'échelle nationale. Valérie Souchet, AESH et déléguée du personnel pour la Fédération syndicale unitaire (FSU), a eu l'occasion de dialoguer avec un membre du cabinet du préfet. « Il a promis de relayer nos demandes au préfet, mais la situation est inacceptable. Notre métier demeure crucial, pourtant il est largement ignoré et sous-évalué. »
« Ma retraite, ça fait pleurer »
Quentin Verneau, professeur des écoles, observe : « Les AESH manquent d'un véritable statut, leur salaire est largement insuffisant, et les conditions d'inclusion sont précaire. » Une autre AESH à Tours partage son expérience : « Je suis à 62 % du Smic et je suis contrainte de trouver des emplois additionnels pour subvenir à mes besoins. En regardant le montant que je toucherai à la retraite après trente ans, je n'en peux simplement pas croire mes yeux : à peine 1.000 euros. »
Les AESH attendent avec impatience le 15 juin, date à laquelle un groupe de travail ministériel se penchera de nouveau sur leur cas. Le précédent groupe de mai avait envisagé la création d'un statut pour seulement 20 % des 140.000 AESH en France, un nombre jugé largement inacceptable pour ces professionnels, qui aspirent à une reconnaissance totale et une améloration significative de leurs conditions de travail.







