Le président chinois a récemment rendu visite à la Corée du Nord, une première depuis 2019. Cette visite s'inscrit dans un contexte où Xi Jinping avait auparavant rencontré les dirigeants américain et russe. Selon l'agence KCNA, les deux nations ont convenu d'une «feuille de route ambitieuse» pour renforcer leurs relations bilatérales.
Au cours de cette rencontre, Xi et Kim ont exprimé leur enthousiasme à l'idée de bâtir une amitié toujours plus solide. «Nous avons établi une feuille de route pour le développement de nos relations», a déclaré Kim, renforçant l'idée d'un partenariat stratégique. Lors de sa visite, Xi a également mis l'accent sur l'importance d'approfondir les liens révolutionnaires entre Pyongyang et Pékin.
Les deux dirigeants ont visité des sites symboliques, comme l'École centrale de formation des cadres du Parti des travailleurs de Corée, où ils ont planté un arbre commémoratif. La Tour de l'Amitié, érigée en mémoire des soldats chinois victimes de la guerre de Corée, a également été un lieu de recueillement important.
Après leur rencontre, Xi Jinping a adressé une lettre à Kim Jong-un, affirmant avoir discuté de sujets d'intérêt commun et trouvé un terrain d'entente sur plusieurs questions cruciales pour les deux pays. Un média d'État chinois a rapporté que Xi a souligné la nécessité d'accroître les échanges diplomatiques, militaires et économiques.
Ce renforcement des relations survient alors que la Corée du Nord affiche un rapprochement avec la Russie, notamment à travers l'envoi de troupes pour soutenir les efforts militaires russes en Ukraine.
Bien que Pyongyang se soit tourné vers Moscou, la Chine demeure le principal partenaire commercial de la Corée du Nord, fournissant un soutien essentiel en matière d'économie et de diplomatie en dépit des sanctions internationales.
Les discussions entre Xi et Kim n'ont pas abordé le programme nucléaire nord-coréen, qui continue de susciter des inquiétudes. En effet, le développement militaire de Pyongyang est perçu comme «irréversible», tandis que les États-Unis ont exprimé l'espoir d'une dénucléarisation qui semble à ce jour peu probable.







