Dans la Silicon Valley, le débat sur l'intelligence artificielle et les robots n'est pas nouveau. Toutefois, cette fois-ci, l'enjeu est un peu plus terre à terre: un concours de tri de colis. À la surprise générale, un jeune stagiaire, Aimé Gérard, s'est distingué en battant sa concurrente robotique, comme l'a signalé Business Insider.
Figure AI, une start-up évaluée à 39 milliards de dollars, réputée pour ses robots humanoïdes, a mis en place cet événement singulier. Tandis qu’un robot de l’entreprise luttait contre Aimé, le verdict a été frappant : 192 colis de différence en faveur de l’être humain !
"C'est la dernière fois"
Depuis plusieurs jours, l'entreprise a transformé ses bureaux en un véritable plateau de télévision pour diffuser en direct les performances impressionnantes de ses robots triant des colis avec une précision presque hypnotique. Ce spectacle a captivé des millions d'internautes, faisant de ce moment un phénomène viral.
Pour rendre l'événement encore plus palpitant, Figure AI a décidé d'organiser un duel. Tout s'est bien passé jusqu'à ce qu'un imprévu survienne : une pause toilettes pour Aimé, qui a permis au robot de rattraper son retard. Cependant, malgré la fatigue et quelques ampoules, il a réussi à trier 12.924 colis, tandis que son compétiteur en a fait 12.732, une victoire étroite qui a étonné tout le monde.
Brett Adcock, le PDG de Figure AI, a déclaré sur le réseau X (ex-Twitter) : "C'est la dernière fois qu'un humain gagne", soulignant que l'ascension des machines est inévitable.
Un robot encore imparfait
L'ironie de cette compétition réside dans le fait que, même si le robot n'a pas besoin de pauses, des erreurs subsistent. Des chercheurs en robotique, notamment Ayanna Howard de l'université d'État de l'Ohio, rappellent que les machines actuelles manquent encore de fiabilité. Certaines erreurs de positionnement de colis ou des chutes sont courantes, prouvant que l'automatisation intégrale n’est pas encore à portée de main.
Pourtant, cet événement a été brillamment orchestré. En 24 heures, 30.000 colis ont été triés avec trois robots leur permettant de travailler en relais. À la fin de la semaine, plus de 230.000 colis avaient déjà été traités, avec une audience qui a atteint les 3 millions de vues sur X. La start-up a même commencé à commercialiser des produits dérivés de ses robots, à 24.07 dollars, soulignant leur capacité à travailler sans relâche.
Cette compétition soulève ainsi une question fondamentale : à quoi bon avoir une machine capable de travailler sans se fatiguer si un stagiaire en pause peut encore la battre ? Peut-être pour nous rassurer sur notre place dans un monde de plus en plus automatisé.







