Alors que Sébastien Lecornu s'apprête à annoncer des mesures d'aide ce jeudi, un rapport du Fonds monétaire international (FMI) déclare que la réponse du gouvernement français à la crise énergétique, exacerbée par le conflit au Moyen-Orient, est jusqu'à présent "adéquate". Cependant, le FMI a révisé à la baisse ses prévisions de croissance pour 2026, passant de 0,9 % à 0,7 %.
Déclenchée par des tensions croissantes entre les États-Unis et l'Iran depuis fin février, cette guerre a provoqué des perturbations dans le détroit d'Ormuz, affectant les cours des hydrocarbures. Ce bouleversement géopolitique pourrait entraver la croissance économique de la France selon les analyses du FMI, qui a présenté son rapport sur les finances publiques françaises connu sous le nom d'Article IV.
Redéfinir les priorités budgétaires
L'institution mondiale a souligné la nécessité pour la France de continuer à œuvrer pour un redressement économique, indiquant que le rythme des réformes actuelles est "insuffisant" pour ramener le déficit public en dessous de 3 % d'ici 2029, sauf si des mesures supplémentaires sont envisagées. Selon le rapport, "malgré les avancées récentes, la consolidation budgétaire progresse plus lentement que prévu, exposant le pays à des risques importants de mise en œuvre".
"Il est crucial de redéfinir les priorités en matière de dépenses, car la France connaît des niveaux de dépenses parmi les plus élevés en Europe".
Le FMI a également salué l'initiative du gouvernement d'économiser 6 milliards d'euros à travers des gels ou des annulations de crédits, mais a averti que d'autres économies pourraient être nécessaires en raison des répercussions du conflit.
Annonces de nouvelles aides
Le Premier ministre, accompagné de plusieurs ministres, doit donner une conférence de presse à 17 heures pour discuter des effets de la guerre sur l'économie et des "mesures de soutien à l'activité". Selon des sources de BFMTV, avec la prolongation probable de la crise, il pourrait être question d'étendre les aides actuelles, susceptibles de bénéficier non seulement aux grands rouleurs, mais également à d'autres secteurs comme l'agriculture, le transport et les soins à domicile.







