Les militants soutenant la cause palestinienne ont été expulsés d'Israël et ont atterri ce jeudi à Istanbul. Parmi eux, un Grenoblois, Antoine Jacquet, fait partie des 37 Français arrêtés à bord des embarcations destinées à rompre le blocus israélien. La nouvelle de son rapatriement réjouit sa famille et ses proches.
Trois jours après son arrestation, Antoine et ses camarades ont réussi à quitter le territoire israélien. Son frère, Christophe, a exprimé son soulagement au micro de ICI Isère: "C'est un vrai soulagement. On craignait que le processus prenne plusieurs jours à cause des jours fériés en Israël, mais cela s'est terminé plus rapidement que prévu." Antoine, qui espère rentrer en France dès ce vendredi, faisait partie de cette mission qui comptait 430 activistes.
Avant son arrestation, ses proches n'avaient reçu que peu de nouvelles. "Il nous a envoyé un dernier message indiquant que c'était notre tour. Ensuite, il a dû jeter son téléphone avant d'être appréhendé," a raconté son amie Sofia. Une vidéo, diffusée par le ministre israélien de la sécurité, Itamar Ben Gvir, montre des militants, mains liées et à genoux. "La vision de ces images a été d'une extrême violence pour nous," a témoigné Sofia. "On a toujours su que les conditions seraient difficiles, mais voir ces images de notre ami, c'est déchirant. Cependant, cela a peut-être contribué à hâter son retour," a ajouté Christophe.
Un engagement personnel fort
Antoine, parti de Grenoble en début avril, avait rejoint Barcelone avant de rejoindre la flottille. Ses compétences en navigation étaient cruciales au sein de l'organisation Global Sumud Flotilla. "Il a toujours souhaité lutter contre les inégalités et ce conflit, qui lui tenait à cœur, l'a poussé à agir," a expliqué Christophe, manifestant une fierté pour son frère.
Bien que le retour d'Antoine soit imminent, son action a déjà eu un impact, plusieurs pays d'Europe demandant des sanctions contre Israël et le ministre en question. Concernant la situation humanitaire dans les territoires palestiniens, elle demeure "catastrophique", alertent de nombreuses ONG telles qu'Oxfam.







