Le 4 octobre 2024, un tragique événement a secoué Marseille : le chauffeur de VTC, Nessim Ramdane, a été retrouvé mort, abattu au volant de son véhicule, coincé contre le mur d'une école maternelle. Ce drame a suscité une large indignation et des questionnements sur la violence des réseaux de trafic de drogue dans la région.
Jeudi dernier, un tribunal pour enfants de Paris a condamné un adolescent de 15 ans à 17 ans de réclusion criminelle. Ce dernier, selon le jugement, a été recruté sur Internet pour exécuter un contrat de meurtre lié à des différends entre clans dans le monde du narcotrafic marseillais.
Au terme de quatre heures de délibération et trois jours de procès à huis clos, le mineur a été reconnu coupable d’homicide volontaire en bande organisée. Cette affaire, qui met en lumière l'utilisation croissante de tueurs à gages juvéniles dans des affaires de narcocriminalité, est la première de son genre à Marseille.
Le jour du meurtre, la police avait reçu un appel d'un détenu se présentant comme membre d'un gang local, le DZ Mafia, qui avait revendiqué le meurtre comme une vengeance. Ce contrat était mandaté pour venger la mort d'un autre adolescent, également impliqué dans des actes de violence. L'enquête a révélé que la victime, Ramdane, avait été choisie en raison de conflits liés au trafic de drogue.
Les circonstances du meurtre sont d'autant plus préoccupantes. L'adolescent, après avoir commandé un VTC, a assassiné Ramdane d'une balle à l'arrière du crâne lorsque le chauffeur a refusé de l'attendre. Insatisfait du résultat, le commanditaire a ensuite dénoncé le mineur à la police, ce qui a conduit à son arrestation.
Connu des services de police pour divers incidents, l'adolescent provient d'un milieu familial difficile, avec des parents incarcérés. Cette affaire illustre non seulement la montée en puissance de la violence juvénile en rapport avec le narcotrafic, mais aussi les défis majeurs auxquels la société est confrontée face à ce phénomène inquiétant.







