Face à la recrudescence de dégradations gratuites, notamment de bouches à incendie transformées en piscines, la mairie de Lyon adopte une philosophie ferme : qui casse paie. Dans le quartier de Bel Air, à Saint-Priest, un groupe d’adolescents a récemment fait exploser une bouche à incendie, transformant la rue en un véritable espace aquatique par une chaude journée de mai. Cette scène n’a pas manqué de faire réagir le maire, Gilles Gascon, soulignant sur les réseaux sociaux que rendre inutilisable un équipement de sécurité compromet la sécurité publique et constitue un gaspillage inacceptable.
Grâce à la vidéosurveillance, l’un des adolescents, âgé de 16 ans, a été identifié et se voit désormais contraint de régler une facture de 3 000 euros pour l’eau perdue et les réparations nécessaires. Le maire a insisté sur le fait que « qui casse paie » et que chaque individu doit être tenu responsable de ses actes.
« Ce n’est pas aux contribuables de payer ! »
Des situations similaires se multiplient ailleurs en France. Par exemple, à Asnières-sur-Seine, deux adolescents de 13 et 14 ans ont ouvert deux bouches à incendie, gaspillant près de 80 m³ d’eau. Leurs familles ont reçu une facture de 2 000 euros en conséquence, une décision justifiée par le maire, Manuel Aeschlimann, qui a confirmé que « ce n’est pas aux contribuables asniérois de payer ! »
Des initiatives de ce type prennent de l’ampleur, à l’instar de l’expression “street pooling” qui a été adoptée par des jeunes dans plusieurs villes, incitant à des ouvertures de bouches à incendie pour le plaisir. Des chiffres alarmants rapportent que 17 bouches ont été vandalisées dans la région parisienne en quelques jours, comme documenté par Le Parisien.
Les conséquences de ces actes de vandalisme touchent non seulement les équipements publics, mais également des véhicules, comme en témoigne une vague de dégradations lors de la fête de la musique à Paris, où plusieurs voitures ont été saccagées. Des vidéos montrent des personnes endommageant délibérément des carrosseries et brisant des pare-brise.
Ces dégradations, souvent motivées par un désir de désordre gratuit, poussent les autorités municipales à réagir avec plus de rigueur. Il est à espérer que le message, “responsabilité et conséquences”, soit entendu par la jeunesse pour éviter que ces situations regrettables se reproduisent à l’avenir.







