Une vague de solidarité s'organise au lycée Louis-Martin-Bret à Manosque, où trois assistants d'éducation (AED) ont récemment appris que leurs contrats ne seraient pas renouvelés. Anthony Diaz, Léo Riols et Marie Kubina se sont mobilisés avec l'intersyndicale, dénonçant une décision qu'ils estiment motivée par leur engagement syndical. Manosque (Alpes-de-Haute-Provence) se retrouve au cœur d'un débat sur les droits des travailleurs dans le milieu éducatif.
Dès lundi 22 juin, ces trois AED ont officiellement reçu la nouvelle tant redoutée. Florence Tibouville, co-secrétaire départementale de Sud-Éducation, déclare avec fermeté : "Ce n’est pas une surprise, cette décision c’est vraiment de la répression syndicale." Les syndicats Sud Éducation et SNE-FSU, présents lors de la mobilisation, expriment des inquiétudes quant à la liberté d'expression et d'association au sein de l'établissement.
Ce contexte fait écho à un souhait croissant en France de protéger les droits des salariés dans l'éducation. Selon le média La Provence, la situation des personnels éducatifs suscite des réactions fortes de la part des élèves et des enseignants qui s'érigent en défenseurs de leurs camarades. Ils soulignent que cette décision pourrait créer un climat de peur parmi le personnel éducatif, ternissant l'image de l'éducation publique.
Les soutiens continuent de croître, et une mobilisation plus large se profile, témoignant ainsi d'une volonté collective de ne pas laisser la répression syndicale s'ancrer dans les établissements scolaires.







