Ce samedi, plusieurs centaines de personnes ont pris part à la 4e marche des fiertés organisée par l'association Fiertés Saint-Étienne. Cet événement s'est tenu dans un contexte préoccupant : près de 5 000 actes homophobes ont été recensés en France l'année dernière, marquant une augmentation de 2 % par rapport à 2024. Saint-Étienne n'est pas épargnée par cette triste tendance.
Idriss, 22 ans, qui participait à sa première marche, a déclaré : "C'est juste nous, on essaie de vivre et déjà de nous accepter nous-mêmes alors que la société ne nous accepte pas forcément. C'est dur de voir que nous partageons tous ce besoin d'acceptation. On veut juste vivre notre vie paisiblement, comme tout le monde."
Les manifestants ont exprimé des revendications politiques tout au long du défilé. "On s’en fiche des passages piétons multicolores", a affirmé une manifestante, en référence à une récente installation près de la Préfecture de la Loire. Edouard, le Président de Fiertés Sainté, a quant à lui insisté sur la nécessité de démarches simplifiées pour les changements d'état civil, constatant encore des refus dans les tribunaux de Saint-Étienne, où les progrès sont lents malgré les efforts de la mairie.
Julie, une mère transgenre, a partagé son vécu : "On doit affronter d'autant plus le regard des gens alors qu'au final, nous sommes des gens comme les autres. Mon fils comprend cela bien mieux que certains adultes, et pour lui, je reste son papa, peu importe ce que cela signifie pour le reste de la société." La marche a également vu la création d'un espace pour les familles et les enfants, permettant à chacun de défiler avec fierté.
Les participants à la marche des fiertés à Saint-Étienne ont ainsi réaffirmé leur détermination à vivre librement et à faire entendre leurs voix dans une société qui doit encore progresser vers l'égalité et l'acceptation.







