Le procès de Zita : quand la défense des parents met en lumière un drame familial

Un procès qui révèle les fractures d'une famille autour d'un drame tragique.
Le procès de Zita : quand la défense des parents met en lumière un drame familial
Zita est morte en janvier 2018, à l'âge de 16 mois, quelques heures après avoir été hospitalisée pour dénutrition sévère. © Radio France - Rachel Noel;Virginie Salanson

Le procès des parents de Zita, cette petite fille décédée à seulement 16 mois des suites d'une dénutrition, se poursuit à Valence, dans la Drôme. Les aînés des neufs enfants du couple, âgés de 19 et 17 ans, se sont exprimés devant la cour d'assises, mettant en avant une volonté de défendre leurs parents.

La plus âgée, visiblement émotionnée, a pris la parole avec des notes en main pour articuler ses pensées. Les larmes aux yeux, elle a déclaré : "Ce procès fait remonter toutes les choses depuis huit ans", évoquant les souvenirs douloureux du placement de la fratrie à la suite de l'hospitalisation de Zita en 2018. "On a été placés, arrachés à nos parents sans preuve", a-t-elle expliqué, rappelant les circonstances tragiques de la perte de sa sœur.

"On a été arrachés à nos parents"

La jeune femme a partagé son expérience dévastatrice : "Ça a été très dur ! On nous avait dit qu'on serait placés une semaine, nous y sommes restés six mois !" Les visites avec leurs parents, limitées dans le temps, ont laissé des séquelles, décrivant "je vomissais après chaque rencontre". Bien que l'avocate générale ait précisé que sa prise de poids pendant le placement semblait contradictoire avec ses dires, elle a réaffirmé : "Je ne me considère pas comme une victime de mes parents !". Ce constat a soulevé des questions sur le bien-être psychologique de ces jeunes.

Pas d'avis sur les carnets de santé falsifiés

Le frère, plus jeune de deux ans, a pris le relais, déclarant : "Je suis ici pour rétablir la vérité sur mes parents, sur Zita et ce qu'on dit ici". Dans un contexte où les médias et réseaux sociaux souvent perçoivent une version biaisée des faits, il a insisté sur la nécessité de défendre sa famille contre ce qu'il considère des injustices.

Une famille déchirée

Les témoignages des aînés ont suscité des réactions, incitant d'autres membres de la famille, comme la tante de Zita, à témoigner à leur tour. Avec les larmes aux yeux, elle a promis à ses neveux et nièces son soutien indéfectible : "On s'est porté partie civile pour comprendre ce qui s'est passé, pour être là pour vous". Cette situation tragique a révélé des tensions familiales profondes, démontrant des relations complexes entre les membres.

Alors que la cour s'apprête à entendre les réquisitions des avocats des parties civiles, le verdict tant attendu est prévu pour le mercredi 4 juin.

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