Le secrétaire d'État américain Marco Rubio a récemment affirmé que les États-Unis envisagent toujours une vente d'armement colossale à Taïwan, malgré les pressions incessantes de Pékin. Ce contrat de 14 milliards de dollars, décrit comme "la plus importante vente d'armes jamais réalisée", montre la détermination de Washington à soutenir l'île face à l'agression chinoise.
Rubio a déclaré lors d'une audition devant la commission des Affaires étrangères du Sénat que la politique américaine à l'égard de Taïwan ne connaît pas de changements, rappelant une vente antérieure approuvée de 11,1 milliards de dollars, qualifiée de "colossale pour Taïwan".
Cette position ferme vient sur le talon de la visite de Donald Trump à Pékin, où il a exprimé son intention de considérer Taïwan comme un "atout de négociation". "Il est clair que la Chine aspire à un changement, mais n'a vu aucune modification significative", a martelé Rubio, soulignant que malgré les aspirations de Pékin, les engagements des États-Unis envers Taïwan demeurent intacts.
"Les États-Unis ne consulteront pas Pékin avant de procéder à de telles ventes", a affirmé le ministre de la Défense par intérim, se référant aux "Six Assurances" adoptées depuis 1982.
Les équipements concernés par cette vente incluent des systèmes de missiles Himars, des obusiers, ainsi que des drones, illustrant l'ampleur de l'assistance militaire fournie à Taïwan. Ce soutien, bien que controversé, est considéré comme essentiel pour assurer la défense de l'île, qui vit sous la menace permanente d'une éventuelle attaque chinoise.
La tension autour de cette situation géopolitique reste palpable, alors que la Chine continue de faire pression sur les nations pour qu'elles limitent leurs interactions avec Taïwan. Cependant, la position des États-Unis reste clairement définie, dans un contexte historique où ils se sont toujours engagés à soutenir l'autodéfense de l'île.
Des experts en relations internationales estiment que cette vente d'armement pourrait également servir à renforcer le moral des forces taïwanaises et à dissuader toute agression venant de Pékin. "Un soutien clair et constant est vital pour la région", commente un analyste de l'Institut français des relations internationales (IFRI), qui préfère rester anonyme.







