Dans un quartier central de Grenoble, un affichage surprenant a fait son apparition : des dealers ont décidé de recruter de jeunes travailleurs en proposant des offres d'emploi directement sur les murs. Avec un tarif alléchant de 300 euros par jour pour un vendeur, cette initiative s'inscrit dans un contexte préoccupant pour la population locale.
Au milieu des graffitis, une image provocatrice attire l'attention : des rémunérations annoncées, allant de 300 euros pour un vendeur à 150 euros pour un guetteur, accompagnées d'horaires de travail précisés. Les résidents de la ville, partagé entre indignation et perplexité, expriment leur choc face à une telle banalisation du trafic.
"C'est incroyable de voir cela en pleine ville, comme si c'était une vraie entreprise qui recrutait !", s'étonne un habitant. Un autre ajoute, "C'est inquiétant. Cela mène à quoi ? À une mort prématurée dans la rue ? Est-ce cela le futur qu'on souhaite ?"
Ce quartier, un des points de deal les plus actifs de Grenoble, est désormais le théâtre d'une campagne de recrutement qui prend des allures de supermarché. Une résidente témoigne : "C'est choquant. Cela doit faire quinze jours que c'est comme ça. On dirait un magasin".
Dix personnes tuées depuis le début de l'année
La violence qui règne à Grenoble n'est pas à prendre à la légère. Deux ans auparavant, un adolescent de 15 ans y avait été abattu, et en avril dernier, un homme de 27 ans y avait perdu la vie à son tour. Le délégué Isère du syndicat Alliance Police nationale, Alberto Randazzo, affirme : "Nous assistons à une structuration inquiétante du trafic. Afficher des offres publiques pour le recrutement montre que les réseaux ciblent les jeunes".
Depuis le début de l'année, des tensions entre trafiquants ont causé la mort de dix individus dans l'agglomération grenobloise, faisant planer un climat de peur sur la population.







