À la frontière avec l'Italie, le taux d'accidents vasculaires cérébraux (AVC) reste constant, malgré les avancées de la médecine. Pour lutter contre cette situation, l'hôpital La Palmosa de Menton a lancé ce matin une campagne majeure de sensibilisation et de prévention.
Une personne est touchée par un AVC toutes les trois heures dans la région. En réponse à ce défi, l'hôpital a établi un parcours de dépistage pour identifier les risques d'AVC. Ce parcours comprend des consultations avec des neurologues et des neuropsychologues, comme l'explique Graziella Volante, qui souligne : "Nous réalisons des examens pour évaluer des facteurs psychologiques, tels que l'anxiété et la dépression, qui peuvent accroître les risques vasculaires."
Les patients subissent également des analyses de sang et des IRM. "Cela prend entre 15 et 20 minutes et permet de détecter des AVC récents," précise Sandra, manipulatrice en imagerie médicale.
A l'issue de cette journée, chaque participant repart avec des recommandations sur son mode de vie et une évaluation de son risque d'AVC. Ce programme accueille quatre patients par semaine, soutenu par un financement européen de 2 millions d'euros sur quatre ans, investi en France (CARF) et en Italie (Ligurie occidentale).
Ce dépistage vise à faire face à l'hérédité, un facteur clé dans l'apparition des AVC, puisque 15 à 52 % des patients ont un parent touché. D'autres facteurs modifiables tels que l'hypertension ou la sédentarité sont également abordés. Mylène Ezavin, directeur du centre hospitalier, avertit : "L'AVC est une question de santé publique sérieuse, causant handicap et mortalité. Un dépistage préventif est essentiel pour réduire son incidence."
Les AVC entraînent chaque année 35 000 décès en France et coûtent 4,5 milliards d'euros à l'Assurance Maladie. Un formulaire a été mis en ligne pour ceux souhaitant participer à la campagne de dépistage précoce.
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