Suite à une série d'accusations de viols et d'agressions sexuelles visant le chanteur Patrick Bruel, Régis Juanico, le maire socialiste de Saint-Étienne, s'est exprimé avec véhémence. Dans un communiqué diffusé le 20 mai, il déclare que la tournée prévue pour le 20 novembre au Zénith de Saint-Étienne constitue "un affront aux femmes victimes".
Juanico n'est pas seul dans cette demande ; de nombreux autres maires en France, y compris ceux de Paris et Nancy, partagent son avis. Il appelle le chanteur à "faire le choix de la raison" et à se retirer de la scène. L’élu indique que « s’il est essentiel de respecter la présomption d'innocence, il est tout aussi crucial d'écouter les victimes présumées ».
Bien que Patrick Bruel rejette les accusations portées contre lui et affirme être déterminé à poursuivre sa carrière, des collectifs féministes, à l’instar de Change.org, appellent au boycott de ses concerts. Plusieurs pétitions circulent, regroupant des milliers de signatures en faveur de l'annulation de sa tournée.
Cette situation met en luminaire un débat délicat autour de la présomption d'innocence et des droits des victimes. Les réactions sont variées, et certains experts, comme le sociologue et spécialiste des médias Jean-Michel Albert, soulignent que "la voix des victimes mérite d'être entendue, surtout dans un milieu aussi exposé que celui de la musique".
Alors que les tensions montent et que la date du concert approche, le maire Juanico insiste sur l'importance d'un soutien collectif envers les victimes, invitant chacun à réfléchir aux implications éthiques de tels événements.







