Le projet tant attendu pour remplacer le vieux pont datant de 1929, devenu trop désuet, s'apprête enfin à voir le jour. Le Conseil départemental de Haute-Loire a récemment fait le point sur l'avancement des travaux prévus pour traverser l'Allier.
Les prochaines étapes entrent dans une phase opérationnelle. De nombreuses démarches ont été franchies, parmi lesquelles les études préliminaires, les fouilles archéologiques, l'autorisation environnementale et le permis d'aménager, validé en juillet 2024. Les travaux préparatoires débuteront d'ici la fin de l'année, conduisant à la délicate opération de démolition du vieux pont, un double bow string qui ne répond plus aux normes. Cette disparition est prévue pour le printemps prochain, ouvrant la voie à la construction du nouveau pont, qui pourrait être opérationnel d'ici l'été 2028.
Le nouveau pont s'étendra sur 150 mètres, combinant sections au-dessus de la rivière et sur la plaine inondable. Son pilier emblématique, atteignant 42 mètres de hauteur, soutiendra les câbles de suspension. En plus de servir de voie pour la D590, essentielle pour accéder au centre-ville de Langeac, il comportera également des trottoirs dédiés aux piétons et cyclistes. Le coût total du projet est évalué à 13,2 millions d'euros, financés principalement par le département, tandis que les travaux d'éclairage public seront à la charge de la commune.
Les discussions autour des cheminements doux sur la rive gauche sont toujours en cours. Des réunions publiques seront organisées pour tenir les habitants de Langeac informés des avancées du projet. Pendant la durée des travaux, la déviation se fera par le pont de Costet, situé à deux kilomètres au nord, tandis que piétons et cyclistes pourront emprunter la passerelle communale, à 300 mètres en amont.
Les enjeux environnementaux et la sécurité des usagers restent au cœur des préoccupations, comme l'ont souligné plusieurs experts. Pierre Leroy, urbaniste au Conseil départemental, affirme que : « Ce nouveau projet renforcera non seulement la sécurité routière, mais aussi l'intégration des mobilités douces dans notre espace urbain. »







