Ce mardi marque le lancement des premières modifications de circulation à Avignon, initiées par le maire Olivier Galzi. Ces changements visent à rétablir le double sens sur plusieurs axes tout en redonnant une place prépondérante aux voitures, un sujet crucial durant sa campagne électorale.
Lors d'une présentation sur le terrain, spécialement dans le quartier de la Croix des Oiseaux, Olivier Galzi a affirmé son engagement envers une ville mieux structurée. L'abandon du Plan Faubourg, instauré par l'administration précédente, représente une avancée significative dans sa promesse de revoir les normes de circulation routière.
Désormais, des voies comme celles entre le boulevard Montesquieu et l'avenue des Sources, ainsi que l'avenue Pierre de Coubertin, sont à double sens. La municipalité a également levé les restrictions sur des portions auparavant soumises à un sens unique, comme les bretelles vers Pierre Semard, un changement salué par de nombreux automobilistes, mais qui suscite des avis mitigés chez les cyclistes.
Des experts en urbanisme, comme Jean-Claude Dubois, soulignent cependant que ces modifications devraient être soigneusement surveillées pour éviter des embouteillages sur des artères déjà chargées. "Il est essentiel de trouver un équilibre qui prenne en compte toutes les formes de mobilité", explique-t-il.
La mairie planifie également une seconde phase de travaux durant l'été, incluant des ouvertures de circulation supplémentaires comme celles de la porte Saint-Lazare et du carrefour Saint-Ruf. Ces changements ne sont pas sans controverse, certains résidents redoutant une augmentation du trafic dans des zones habituellement paisibles.
En attendant, les premières réactions des habitants sont partagées, mais tous s'accordent à dire que la situation va rapidement évoluer. Le maire prévoit une amélioration des feux de circulation au carrefour de la porte du Rocher, un détail qui pourrait alléger le flux de véhicules tout en contribuant à une meilleure sécurité routière.
Avec ces nouveaux ajustements, Avignon pourrait bien redéfinir son identité en matière de circulation, tout en préparant le terrain pour les futures initiatives urbanistiques.







