Le parquet national financier (PNF) a ouvert une enquête préliminaire contre Dominique de Villepin pour "recel de détournement de fonds publics". Cette affaire concerne des statuettes acquises alors qu'il était ministre des Affaires étrangères entre 2002 et 2004.
Selon le communiqué du PNF, l'enquête examine comment une statuette et un buste ont été offerts à Villepin. Ces objets, reçus à l'époque où il occupait son poste, ont été conservés par lui par la suite. Les cadeaux, d'une valeur de 125 000 euros, ont été financés par Blaise Compaoré, ancien président du Burkina Faso, ainsi que par Gian Angelo Perrucci, un homme d'affaires italien, comme l'a rapporté Robert Bourgi dans l'émission Complément d'enquête.
Célébrer ou condamner ? La position de Dominique de Villepin
Dans une interview sur France Inter, Dominique de Villepin a reconnu avoir commis une erreur en acceptant ces cadeaux, déclarant : "C'était une erreur, je n'aurais pas dû les accepter". Il a cependant souligné que la réglementation de l'époque n'encadrait pas ce type de situation.
Villepin a également remis en question les motivations derrière la divulgation de cette affaire, dénonçant une "volonté de nuire" de la part de Robert Bourgi, qu'il considère comme un ancien ami de Nicolas Sarkozy et un homme désireux de régler des comptes politiques dans un contexte de turbulences judiciaires pour l'ancien président.
Un proche de Dominique de Villepin a exprimé la confiance de l'ancien ministre dans le PNF, affirmant que ce dernier n’aura aucun mal à éclaircir cette affaire. Villepin, désormais tourné vers la prospective présidentielle de 2027, se tient prêt à coopérer pleinement avec l'enquête.
Alors que l'affaire évolue, il reste à voir comment cette enquête influencera l'image de l'ancien Premier ministre et ses ambitions politiques futures.







