Ce samedi 2 avril, un rassemblement est prévu dans le Chablais pour s'opposer au projet controversé d'autoroute A412. Les organisateurs attendent entre 1.000 et 1.500 participants pour cet événement qui se veut « festif et familial ». Plusieurs cortèges se rassembleront à Perrignier en fin de journée.
Les manifestants auront la liberté de se joindre à la marche de différentes manières : des départs à vélo sont planifiés à 10h30 depuis la gare de Chêne-Bourg et à 13h30 depuis Machilly. Un cortège, composé de tracteurs, commencera à 14 heures de la gare de Bons-en-Chablais, tandis que les marcheurs s’élanceront de Brécorens à 16 heures, tous convergeant vers Perrignier à 17 heures.
Cette mobilisation survient dans un contexte de concertation mise en place sur le projet. France Nature Environnement (FNE) critique les modalités de consultation du public, jugeant qu’elles sont non seulement insuffisantes mais également opaques. Selon Anne Lassman-Trappier, présidente de FNE en Haute-Savoie, « il n'y aura pas d'avis donné par une autorité indépendante. » Elle avertit qu’un aménagement de cet ampleur pourrait entraîner la destruction de 180 hectares d’espaces naturels et agricoles.
Impact sur l'agriculture locale
La Confédération paysanne se joint également à la contestation avec un cortège de tracteurs. Jérôme Dethes, membre du bureau en Haute-Savoie, met en avant les conséquences sur l’agriculture locale, notamment la diminution de la production de reblochons. Il avertit que « 70 hectares de terres agricoles vont disparaître », ce qui pourrait représenter une perte de 110.000 reblochons chaque année. Cette situation suscite de vives inquiétudes quant à l’avenir des exploitations agricoles dans la région.
Alors que le mouvement gagne en ampleur, il soulève des questions cruciales sur l'équilibre entre développement économique et préservation de l'environnement, un débat qui résonne particulièrement dans les Vallées alpines.







