Sébastien Lecornu célèbre le 1er mai dans une boulangerie de Haute-Loire

Un geste symbolique sur fond de débat national pour l'ouverture le 1er mai.
Sébastien Lecornu célèbre le 1er mai dans une boulangerie de Haute-Loire
©Kenzo TRIBOUILLARD, AFP - Le Premier ministre Sébastien Lecornu achète du pain dans une boulangerie à l'occasion de la Fête du Travail à Saint-Julien-Chapteuil, le 1er mai 2026 en Haute-Loire

Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a réalisé un acte symbolique en achetant du pain vendredi dernier dans une boulangerie de Saint-Julien-Chapteuil, en Haute-Loire. Ce geste s'inscrit dans un débat plus large sur l'ouverture des commerces de proximité pendant la Fête du travail.

Accompagné de Laurent Wauquiez, député et président du groupe Les Républicains à l'Assemblée nationale, Lecornu a parcouru les rues et s'est d'abord arrêté chez une fleuriste avant de se rendre chez le boulanger, à la boulangerie-pâtisserie "Un brin gourmand".

Lors de sa visite, il a échangé avec le boulanger sur ses motivations pour ouvrir ce jour-là. Ce dernier a expliqué qu'il n'avait pas hésité à faire appel à un membre de son équipe pour travailler le 1er mai. Wauquiez a salué l'engagement de Lecornu : "Il s'est beaucoup battu pour que ça puisse être ouvert le 1er mai, notre Premier ministre". À cela, Lecornu a répliqué en évoquant les difficultés rencontrées à l'Assemblée nationale.

Le sujet des commerces de proximité et de leur droit d'ouvrir le 1er Mai a pris une ampleur nationale récemment. Le gouvernement a choisi de ne pas faire avancer au Parlement une proposition de loi de Gabriel Attal, ancien Premier ministre, face à l'opposition au sein de l'Assemblée. Cependant, il a annoncé que les boulangers et fleuristes pourraient commencer à ouvrir avec leur personnel dès cette année, en vue d'un projet de loi l'habilitant à partir de l'année prochaine.

Alors qu'à midi, l'Inspection du travail avait déjà réalisé cinq contrôles (trois boulangeries et deux fleuristes), Lecornu a réglé son pain pour 4,40 euros avant de se diriger vers un déjeuner avec des artisans locaux.

Par ailleurs, Gabriel Attal a également visité une boulangerie à Vanves (Hauts-de-Seine) ce même jour. En tant que fervent défenseur des commerçants de proximité, il a indiqué : "Ce serait un scandale s'il y avait des verbalisations pour des boulangers et des fleuristes aujourd'hui". Il a exprimé sa frustration face à la décision du gouvernement de ne pas faire avancer son texte, croyant qu'il aurait pu sécuriser la situation juridique des commerçants dès cette année.

Une boulangère invitée par Attal a confirmé qu'elle pouvait employer une partie de son personnel, après avoir dû faire appel à des membres de sa famille l'année précédente, comme l'exigeait la loi en vigueur.

Lire aussi

Mobilisation féministe à Montpellier : un 1er mai pour l'égalité des droits
À Montpellier, le 1er mai a été marqué par une forte mobilisation féministe pour dénoncer les inégalités de genre au travail. Les manifestantes appellent à une justice sociale réelle.
18h45
Restauration de la cathédrale de Clermont-Ferrand : un nouveau chapitre commence
La cathédrale de Clermont-Ferrand entame une décennie de restauration avec un budget de 20 millions d'euros, assurant sa pérennité et sa sécurité.
17h59
Les boulangeries en pleine effervescence pour ce 1er mai
Découvrez comment le gouvernement soutient les boulangers et fleuristes ce 1er mai, amid tensions législatives et exigences de travail.
17h12
Sébastien Lecornu célèbre le 1er mai dans une boulangerie de Haute-Loire
Le Premier ministre Sébastien Lecornu achète du pain en Haute-Loire, au cœur d'un débat sur l'ouverture des commerces le 1er mai. Découvrez les enjeux qui se profilent autour de ce jour férié.
16h51
Premier mai : une boulangerie sous les projecteurs d'une inspection controversée
Le 1er mai, un boulanger a été verbalisé par des inspecteurs du travail, déclenchant un débat sur la législation et le soutien gouvernemental. Découvrez les détails de cette inspection providentielle.
16h19
Prisons surpeuplées : une situation alarmante en France
La France fait face à une crise de surpopulation carcérale avec 88.145 détenus. Découvrez les causes et les solutions envisagées.
15h12