Pour le 1er mai, symbole de la Fête du travail, Sébastien Lecornu a pris l'initiative de montrer son soutien aux artisans en se rendant dans une boulangerie de Saint-Julien-Chapteuil, en Haute-Loire. Il a ainsi payé 4,40 euros pour un pain, soulignant les défis qu’affrontent les commerçants en ce jour traditionnellement chômé.
Au sein de la boulangerie-pâtisserie "Un brin gourmand", il a fait part de sa frustration concernant le manque de législation adéquate permettant aux commerces de proximité de travailler légalement le 1er Mai. "Une Assemblée nationale pas toujours bien facile" a compliqué l'issue de cette question cruciale, a-t-il déploré.
Sébastien Lecornu n'est pas le seul à aborder ce dossier sensible. Gabriel Attal, chef du parti Renaissance et potentiel candidat à la présidentielle, a pour sa part critiqué le gouvernement sur son inaction au Parlement concernant une proposition de loi visant à clarifier la situation des travailleurs ce jour festif.
L'ancien Premier ministre a également marqué sa présence, se rendant dans une boulangerie de Vanves, dans les Hauts-de-Seine. En servant les clients, il a manifesté son soutien aux boulangers et fleuristes menaçant d'amendes si les lois actuelles n’évoluaient pas rapidement. "Ce serait inadmissible de verbalisations injustes" a-t-il insisté.
Les syndicats et une source gouvernementale ont rapporté que des contrôles étaient en cours, sans incidents majeurs signalés, bien qu'une irrégularité ait été relevée dans une boulangerie en Isère. Le Premier ministre aurait personnellement contacté le commerçant concerné, soulignant l’importance d’une réponse législative rapide pour préserver les professionnels dans ce contexte incertain.
La discussion autour de l'emploi le 1er mai par les artisans a pris une tournure nationale ces dernières semaines. Bien que le gouvernement n’ait pas poussé la proposition de Gabriel Attal au Parlement, il a garanti que les boulangers et fleuristes auraient la possibilité d'ouvrir avec du personnel dès cette année, laissant entendre qu'un projet de loi à ce sujet sera finalisé prochainement.
En attendant, les artisans doivent composer avec un cadre légal qui les contraint à ouvrir uniquement seuls ou avec l'aide de leur famille ce jour-là. Lors de sa visite à Saint-Julien-Chapteuil, Lecornu a parcouru le village accompagné par Laurent Wauquiez, député local, et a dialogué avec un artisan qui a décidé d’ouvrir son commerce.
"Il s'est beaucoup battu pour que ça puisse être ouvert le 1er-Mai, notre Premier ministre", a affirmé Wauquiez, enthousiaste à l’idée d’encourager cette initiative. Ce déjeuner, rassemblant une quinzaine d'artisans, a été centré sur les thèmes cruciaux du travail et de l'assistance, offrant un aperçu des préoccupations partagées sur l'avenir du secteur.







