L’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH) a qualifié cet événement tragique d’«assassinat», sans spécifier les responsables, mais indiquant qu’une bombe a été lâchée sur le véhicule du dignitaire religieux.
Vendredi, un dignitaire chiite du célèbre mausolée de Sayyeda Zeinab, situé près d'Damas, a été tué dans une explosion de bombe, comme l’a rapporté la télévision d'État syrienne, qui précise qu'une enquête est actuellement en cours. L'imam, Farhan Hassan al-Mansour, «a été tué dans l'explosion d'une bombe» selon les informations relayées par la chaîne.
La plus haute autorité spirituelle chiite de Syrie a également confirmé la mort de l'imam sur sa page Facebook, signalant qu'il avait été victime «d'une explosion de bombe ciblant sa voiture». Selon l'OSDH, l'attaque est qualifiée d’«assassinat», sans en révéler les auteurs, mais en précisant qu’une «bombe a été lancée contre la voiture» du dignitaire.
La région entourant le mausolée de Sayyeda Zeinab, un lieu de dévotion important pour les chiites, était auparavant un bastion des groupes pro-iraniens fidèles à Bachar al-Assad avant la chute de son pouvoir fin 2024. Depuis l'ascension d'une coalition islamiste sunnite, la minorité chiite, qui compte environ 300.000 membres et est souvent perçue comme proche du régime déchu, exprime de vives inquiétudes face à l’insécurité croissante.
En juillet dernier, un autre dignitaire chiite avait été abattu dans la région de Homs, au centre du pays. Le président Ahmad al-Chareh s'est engagé à protéger les minorités, mais des massacres visant les alaouites se sont tragiquement produits en mars 2025, suivis d'affrontements violents avec des combattants druzes en juillet 2025. Les tensions demeurent donc palpables, renforçant l'instabilité dans cette région déjà éprouvée par des années de conflit.







