Le nouveau métro, reliant l’aéroport d’Orly à Versailles-Chantiers, représente un atout majeur pour l’opération d’intérêt national Paris-Saclay. Avec une inauguration prévue en 2030, ce projet promet de transformer Guyancourt, notamment face au Technocentre Renault, qui emploie 10 000 personnes.
La ligne 18 du Grand Paris Express ambitionne de réduire le temps de trajet à 7 minutes vers Versailles-Chantiers et 49 minutes jusqu’à la gare de Lyon. Comme l’indique un rapport de Le Parisien, les tests ont d’ores et déjà débuté dans un cadre qui promet de transformer l’urbanisme autour du Technocentre.
Une attention particulière a été portée par la Cour régionale des comptes sur ce futur quartier des Savoirs, conçu autour de la nouvelle gare, dans le cadre de l’opération d’intérêt national Paris-Saclay. Ce projet vise à créer une zone d’aménagement concertée (ZAC) de 64 hectares, alliant activités économiques et résidence.
Un nouveau quartier aux multiples attraits
Initier cette transformation dans le secteur sud-ouest de la place de Villaroy donnera accès à une nouvelle Halle Piano, à un groupe scolaire, ainsi qu'à des équipements pour la petite enfance et une antenne de la police municipale. La ZAC intégrera également 28 hectares d’espaces verts, incluant le parc Marie-Curie et le futur parc naturel des Clairières.
Ce projet s’inscrit également dans une dynamique de rééquilibrage en matière de logement, avec environ 2 000 logements prévus, répartis entre logements libres, sociaux et aidés. Selon un rapport, Saint-Quentin-en-Yvelines compte 47 % de logements sociaux, un chiffre à prendre en compte dans la planification future.
Questionnements sur l'attractivité du secteur économique
Malgré ces ambitieux plans de développement, des inquiétudes subsistent quant à l’adéquation entre l’offre d’immobilier d’entreprise et les besoins du territoire. La Cour régionale des comptes souligne qu’avec un taux d’inoccupation de 12 % dans le parc immobilier local, les efforts pour attirer de nouvelles entreprises nécessiteront une attention particulière.
Des exemples illustrent cette problématique, comme la récente démolition du bâtiment Gradient au Technocentre Renault, qui, malgré son caractère moderne, n'a pas su attirer de nouveaux employés. Comme l'a indiqué Sébastien Jacquet, représentant des salariés, « Renault ne pouvait pas attendre jusqu'en 2030 ». Cette réforme du paysage professionnel et économique locale doit également prendre en compte les enjeux de mobilité et les aspirations des futurs habitants.
Pour encourager les déplacements, une planification minutieuse sera essentielle. La future ZAC prévoit des connexions aux réseaux de transports existants, ainsi que des aménagements pour les cyclistes, avec 450 places de stationnement dédiées aux vélos. Il s'agira de réduire l'utilisation de la voiture, en soulignant un accès piéton à la gare, un aspect crucial pour une intégration harmonieuse dans le tissu urbain.







