La saga judiciaire autour de l'affaire du double meurtre de l'hôtel F1, près de Marseille, connaît un nouveau rebondissement. Le parquet général d'Aix-en-Provence a annoncé son intention de faire appel des condamnations et de l'acquittement d'Amine Oualane, également connu sous le nom de « Mamine », à l'issue d'un procès marqué par des tensions intenses.
À l’origine de cette affaire, le meurtre brutal de Farid Tir, 29 ans, et de son ami, Mohamed Amine Bendjaghlouli, abattus dans une chambre d'hôtel en août 2019, un acte lié aux réseaux de narcotrafic. La cour spéciale des Bouches-du-Rhône avait récemment condamné Gabriel Ory, surnommé Gaby, à 25 ans de réclusion pour son rôle dans la préparation des meurtres, tandis qu'Amine Oualane a été acquitté, provoquant des interrogations sur l'instruction de l'affaire.
Les commanditaires présumés, Karim Harrat et Walid Bara, condamnés à 25 ans, sont vus comme des acteurs clés dans ce drame, mais ils peinent à être jugés lors de procédures judiciaires.
Des peines contestées par le parquet
Les peines prononcées étaient inférieures à celles requises par le parquet, qui avait plaidé pour des peines de réclusion à perpétuité pour certains des accusés. « Ce dossier a révélé la face cachée des commanditaires, souvent absents des prétoires dans des affaires similaires », a déclaré un représentant du ministère public. Franck Rastoul, procureur général à la cour d'appel d’Aix-en-Provence, a confirmé que l'appel vise à « assurer une appréciation complète des responsabilités ».
Concernant Walid Bara, interpellé en Espagne, il devrait être transféré en France pour faire face à ses jugements. Sa présence au procès pourrait modifier le cours de l’affaire.







