Plus d’une vingtaine d’enquêteurs bénévoles participent activement aux recherches d'Ivan Choquet, disparu de la clinique de la Borde en mai 2024. Deux ans plus tard, leur détermination demeure intacte.
Bien loin d'être équipés comme des forces de l'ordre, ces bénévoles partagent néanmoins la même passion pour l'enquête et la recherche de réponses. Leur engagement est palpable, et ils s'efforcent d'apporter du réconfort aux familles touchées par le mystère de la disparition d'un être cher.
Dès mai 2024, l'association Assistance et recherche de personnes disparues (ARPD) a reçu un appel à l’aide de la famille Choquet. Ivan, 55 ans, est parti sans ses effets personnels et sans laisser de traces. Les premiers témoignages évoquent un homme perdu entre Romorantin, Saint-Aignan, et d'autres lieux voisins.
Recherches intensifiées avec des outils variés
Malgré les efforts, Ivan Choquet est toujours introuvable, une réalité frustrante qui ne diminue en rien l'engagement des bénévoles. « Nous ne relâcherons pas nos efforts tant que nous n'aurons pas de certitudes sur son sort. Notre recherche doit continuer, » souligne Corinne Lévêque, présidente de l’ARPD en Centre-Val de Loire.
Corinne fait partie des bénévoles qui ont suivi ce dossier depuis le début, considérant cette enquête presque comme une affaire personnelle. Pour elle, chaque tentative de trouver une piste est cruciale et elle n’hésite pas à explorer de nouvelles avenues.
Les équipes se sont mobilisées pour sonder toutes les options, y compris les haras aux alentours, car Ivan affectionne particulièrement les chevaux. Ils ont placardé des photos de lui dans des lieux publics à forte fréquentation.
Au fil des mois, des signaux intermittents ont conduit les enquêteurs à supposer qu'il aurait pu être aperçu dans plusieurs endroits, notamment à Nogent-le-Phaye en novembre 2024, soit 100 km de là où il a disparu. Un témoin a rapporté ses mots : « Je ne vais pas rester, je veux me reposer et je repars », rendant la situation encore plus mystérieuse.
Un engagement sans faille malgré les incertitudes
Les initiatives de l’ARPD se poursuivent, notamment en surveillant les rivières et les zones où Ivan pourrait s'être abrité. Chaque corps retrouvé dans des rivières est minutieusement vérifié afin de s'assurer qu'il ne s'agit pas d'Ivan.
Coordinatrices de recherche et forces de l'ordre travaillent main dans la main. Selon une source proche de l’enquête, la collaboration entre la gendarmerie et l’ARPD s'est montrée fructueuse pour résoudre d'autres affaires, ce qui laisse un espoir fort aux familles touchées par des disparitions.
Anne, la sœur d’Ivan, continue de se battre, s'entourant de professionnels pour obtenir le maximum d'informations. « Je ne peux pas me résoudre à vivre sans réponses, » confie-t-elle, pleine de détermination. Ses efforts montrent que malgré l'incertitude qui entoure chaque disparition, l'espoir demeure vivant.







