Le 12 avril, l’Allemande de 34 ans a été nommée entraîneuse intérimaire de l’équipe masculine de l'Union Berlin, un club de première division allemande. Ce choix, qualifié d’« historique » par Die Tageszeitung, marque une avancée significative dans le paysage du football européen, où aucune femme n'avait encore dirigé une équipe d'une telle envergure.
“Tout peut aller si vite”, remarque Die Tageszeitung. En quelques heures, les moqueries suite à une récente défaite de l'Union Berlin se sont estompées, laissant place à un engouement pour le “miracle du quartier berlinois de Köpenick”. Marie-Louise Eta, ancienne joueuse du FFC Turbine Potsdam, prend ainsi la relève de Steffen Baumgart, limogé pour résultats insuffisants.
Éviter la relégation
La mission qui incombe à cette ancienne milieu de terrain, triple championne d'Allemagne et vainqueure de la Ligue des champions, est délicate : éviter la relégation de l’équipe berlinoise, qui se trouve actuellement dans une situation difficile. “Il reste cinq matchs à jouer. Cinq matchs qui montreront si le pays est prêt à accepter une femme en première ligne,” déclare-t-elle.
Pour Die Tageszeitung, ce choix représente un avancée pour l’égalité des sexes dans un milieu encore marqué par des clichés. La une du 13 avril souligne : “L’Union Berlin, première équipe masculine d’envergure entraînée par une femme”. L’article précise qu’aucune autre femme n’avait encore fait ses preuves dans les grands championnats masculins d'Angleterre, de France ou d’Italie.
La nomination d'Eta pourrait bien faire évoluer les mentalités dans un sport où la misogynie reste présente. Après l’annonce de son arrivée, plusieurs commentaires haineux ont été diffusés sur la page de l'Union Berlin, avant d'être retirés par l’administration. Malgré ces critiques, Die Tageszeitung rappelle :
“Jusqu’à la fin de la saison, le petit monde du ballon rond aura l’occasion de voir une femme mener un groupe d’hommes à la baguette.”
Marie-Louise Eta avait déjà eu un avant-goût de cette responsabilité en janvier 2024, lorsqu'elle a supervisé un match contre Darmstadt après le limogeage de l’entraîneur de l’époque, Nenad Bjelica — une rencontre qu'elle a remportée.







