Des tensions profondes secouent Duralex, la célèbre verrerie située à La Chapelle-Saint-Mesmin. Le conseil d'administration a récemment annoncé l'éviction de François Marciano, qui dirigeait la Scop, au profit de Peggy Sadier, jusqu'alors directrice marketing et commerciale pour la France et l'international.
Cette décision, tombée ce lundi 13 avril, s'accompagne d'un retrait notoire de son fils, Antoine Marciano, ancien directeur financier. Un contexte lourd pèse sur cette entreprise emblématique : les deux hommes seraient interdits d'accès à l'établissement, accusés de décisions financières jugées "hasardeuses". Bien que François Marciano, âgé de 61 ans, n'avait pas prévu un départ à la retraite imminent, il avait exprimé l'intention de rester aux commandes pendant encore deux ans.
Selon des sources syndicales, cette mise à pied pourrait être le résultat d'erreurs stratégiques. Toutefois, aucune communication officielle n'a été faite par la direction ou les syndicats, laissant les employés dans le flou. De plus, la métropole d'Orléans, ayant soutenu financièrement le projet de transformation en Scop, refuse également de faire des commentaires sur cette situation.
En novembre 2025, Duralex avait installé sa production après avoir levé plusieurs millions d'euros lors d'une première campagne de financement, alors qu'une seconde n'a jamais abouti. Depuis sa reprise en Scop, l'avenir financier de l'entreprise demeure incertain. La constatation de coûts énergétiques en hausse et un environnement géopolitique délicat pourraient compromettre les objectifs de croissance, notamment ceux visant à élargir des marchés à l'international. L'ouverture d'une nouvelle gamme prévue en 2026 soulève également des questions sur la capacité de la société à se projeter dans l'avenir.
Alors que Duralex célèbre ses 80 ans, l'entreprise se trouve à un tournant crucial, son avenir dépend pleinement de la direction prise par Peggy Sadier et de la capacité de l'équipe restante à redresser la barre.







