L'ancien premier ministre François Fillon a décidé de renoncer à son recours en cassation dans l'affaire des emplois fictifs de son épouse, Penelope Fillon, rendant ainsi sa peine définitive. Cette information a été confirmée le 16 février par une source judiciaire, rejoignant un rapport initial de Ouest-France.
Fillon, qui avait été condamné à quatre ans de prison avec sursis, 375 000 € d'amende, et cinq ans d'inéligibilité par la cour d'appel de Paris en juin 2025, devait se prononcer sur son pourvoi. Toutefois, la décision de désistement a été actée par la Cour de cassation le 9 janvier, et son épouse a également pris la même décision.
Les enjeux de cette affaire, qui a surgi à la fin de sa campagne présidentielle en 2017, marquent un tournant dans la vie politique de Fillon. En effet, lors de son troisième procès, François Fillon avait échappé au port de bracelet électronique, un élément crucial qui aurait pu affecter ses conditions de détention.
Il a déjà été condamné en mai 2022 à une peine plus sévère, mais celle-ci a été réduite après un recours. En 2024, la Cour de cassation a finalement confirmé sa culpabilité pour détournement de fonds publics, tout en ordonnant un nouveau procès uniquement sur le montant de sa peine, laissant de côté les questions de fond.
Pour sa part, Penelope Fillon n’était concernée que pour une partie des dommages et intérêts, ayant été condamnée pour son rôle dans le dossier. Sa peine de deux ans de prison avec sursis et 375 000 € d'amende reste donc définitive depuis 2024, écartant la question des dommages qu'elle contestait.
Ce désistement met un terme, du moins sur le plan judiciaire, à une saga qui a profondément marqué le paysage politique français et soulève des interrogations sur les implications d'une telle décision pour l'avenir de François Fillon.







