Suite à une série d'agressions et de violations, Emmanuel Grégoire, le nouveau maire de Paris, a récemment présenté un plan d'action très attendu, doté de 20 millions d'euros, visant à renforcer la sécurité dans les activités périscolaires. Dans son discours, il a promis une "transparence totale" envers les familles.
Grégoire, qui a débuté son mandat dans un climat de méfiance, a annoncé l'abrogation du poste de défenseur des enfants, instauré durant le mandat d'Anne Hidalgo, au profit d'un cadre national déjà en place. Selon ses déclarations, "le périscolaire doit devenir notre priorité absolue".
Face à la colère exprimée par les associations et collectifs de parents d'élèves, en réaction à des révélations d'agressions sexuelles, il est déterminé à prouver son engagement lors de sa rencontre avec ces acteurs le lundi précédent. Lors d'un échange avec Le Monde, il a évoqué les éléments de son projet, insistant sur la responsabilité collective face à la crise actuelle.
Des mesures concrètes et une commission indépendante
Le plan incluera une communication trimestrielle des statistiques sur les suspensions d'animateurs, souvent absentes jusqu'à présent. Un livret d'accueil et des réunions d'information seront instaurés dans les 620 écoles de la ville. Grégoire a également promis un retour aux familles des conclusions d'enquêtes administratives suite à des signalements.
Une "commission indépendante" sera formée pour réaliser un état des lieux, avec des recommandations à l'appui. Un dispositif de signalement clair sera aussi mis en place, répondant ainsi aux demandes du collectif SOS Périscolaire, ayant lancé la campagne #MeTooEcole, qui a récolté plus de 22 300 signatures.
Les parents auront la possibilité de "saisir directement" une cellule d'écoute et de signalement, et il a été précisé que des suspensions d'animateurs se feront au moindre soupçon. Grégoire a mentionné que la plupart des cas de violences sexuelles constatés proviennent de 2024 et 2025, majoritairement dans les écoles maternelles.
Vers une convention citoyenne sur l'éducation
Au-delà des mesures immédiates, le maire prévoit une "convention citoyenne sur le périscolaire", où parents, éducateurs et enfants seront invités à réfléchir sur la structure de la semaine scolaire. Grégoire a affirmé qu'il n'y aurait "aucun tabou" sur la question de la semaine de 4,5 jours, une organisation critiquée par certaines voix, souhaitant un retour à la semaine de 4 jours.
Il a réaffirmé que la sécurité des enfants est primordiale et que l'annonce des résultats de la convention se fera au mois de juin. Dans les mois à venir, une formation sur la prévention des violences sera généralisée à tous les agents de la ville, précédant l'ouverture d'une "école parisienne du périscolaire" en septembre 2026.







