À l'approche des élections présidentielles, Marine Tondelier annonce que les Écologistes soutiendront un candidat unique issu d'une primaire. Ceux qui s'y opposent, selon elle, prendront une décision regrettable pour l'histoire et le pays.
À peine les élections municipales achevées, les discussions se tournent déjà vers la présidentielle de 2027. La tension monte entre les différents partis de gauche. Candidate à la présidence, Marine Tondelier s'est exprimée le 2 avril pour souligner l'importance d'une primaire à gauche, afin d'établir un candidat commun. Ce soutien est conditionné à une victoire dans cette primaire, comme le rapporte BFMTV.
Dans son manifeste intitulé "Ce que nous vous devons", Marine Tondelier a clarifié : "Nous soutiendrons une candidature extérieure seulement si cette personne remporte la primaire." Elle appelle à une large participation, espérant notamment l'implication des socialistes et de figures comme Clémentine Autain et François Ruffin, déjà prêtes à s'engager.
Réactions dans la gauche : entre soutien et réticences
Olivier Faure, le Premier secrétaire du Parti socialiste (PS), a exprimé son accord pour une primaire. Cependant, certains cadres du PS, tels que l'ancien président François Hollande, ainsi que Boris Vallaud, s'opposent à cette démarche, préférant désigner un candidat en interne avant d'éventuellement créer une coalition.
En parallèle, Jean-Luc Mélenchon et Raphaël Glucksmann s'opposent fermement à l'idée d'une primaire, ce que Marine Tondelier déplore. Elle critique ceux qui craignent cette initiative, disant : "La primaire fait peur à ceux qui ont quelque chose à perdre : leur position ou leur influence." Dans son manifeste, elle a rappelé que les électeurs de gauche ont tendance à voter ensemble, citant les choix passés de nombreuses électeurs qui ont soutenu aussi bien Yannick Jadot que Jean-Luc Mélenchon.
Avec une montée inquiétante de l'extrême droite, Tondelier conclut : "Ceux qui refuseront cette primaire auront tort. Une erreur pour l'histoire et le pays." Son appel s'inscrit dans un contexte où le rassemblement des forces de gauche semble plus crucial que jamais.







