Après son audition, l’eurodéputée de La France insoumise a remis en question une procédure qu’elle considère comme injuste. Sa défense a également critiqué un usage douteux de la flagrance, sur fond de tensions politiques croissantes.
Le lendemain de sa garde à vue, Rima Hassan et son avocat adoptent un ton plus ferme. L’eurodéputée a organisé une conférence de presse, relayée par des médias comme BFMTV ce vendredi 3 avril. Son avocat a mis en avant un recours abusif à la procédure de flagrance, qu'il accuse de tenter de contourner son immunité parlementaire. Rima Hassan a toujours répondu aux convocations, et elle précise que la publication incriminée a été supprimée avant son interpellation.
L’eurodéputée a également élargi le débat en révélant avoir été empêchée de voyager au Canada pour une mission officielle, conséquence selon elle d’interventions de groupes « pro-israéliens ». Des conférences complètes et des rencontres politiques étaient programmées.
« On cherche à me faire taire »
La militante palestinienne souligne une pression plus générale et dénonce une multitude de procédures à son encontre depuis deux ans, la plupart étant classées sans suite. Elle ajoute que ces procédures continuent d'affecter son activité. Rima Hassan parle aussi d'annulations répétées de conférences en France. « Je ne céderai pas », déclare-t-elle, dénonçant un « acharnement politique, judiciaire et médiatique ». Selon elle, ces mesures sont dues à ses positions sur la question palestinienne, alors que le climat politique devient de plus en plus tendu à l’approche des élections présidentielles.
Elle promet de poursuivre son combat et évoque un éventuel « procès historique » si les poursuites se poursuivent. Interrogée sur les allégations de consommation de drogues de synthèse, relayées par plusieurs médias, elle dément ces accusations tout en admettant avoir acheté du cannabidiol (CBD) dans un commerce spécialisé. « Si des traces existent dans ce contenant, cela ne relève pas de ma responsabilité », conclut-elle.







