En visite à Bordeaux le 2 avril, le Premier ministre Sébastien Lecornu a abordé la question de la hausse des prix du carburant et des mesures d'aide de l'État. Des interventions "ciblées" pourraient être prochainement mises en place. Les ministres sont chargés de proposer de nouvelles options.
Alors qu'une allocation de 70 millions d'euros a été destinée aux professionnels les plus touchés par l'augmentation des prix du carburant, y compris les transporteurs routiers et les pêcheurs, le gouvernement envisage d'élargir ces mesures "ciblées" à un plus grand nombre de citoyens dès le début de la semaine prochaine. "Je suis favorable à ce qu'il y ait des aides ciblées. Des ministres ont reçu des directives pour élaborer de nouvelles propositions", a déclaré Sébastien Lecornu lors d'une conférence de presse à Bordeaux. Le ministre des Comptes publics, David Amiel, doit également faire une communication ce vendredi.
La stratégie du gouvernement reste inchangée : l'objectif est d'assister les Français qui n'ont d'autre choix que d'utiliser leur véhicule pour leur travail. "Les Français qui n'ont pas d'alternative à la voiture méritent, sans aucun doute, une aide ciblée", a souligné le Premier ministre.
Quid du surplus fiscal évoqué par le Premier ministre ?
Sébastien Lecornu a également fait allusion à la possibilité pour l'État de tirer profit d'un surplus fiscal engendré par la hausse des prix du carburant, qui pourrait accroître le volume des recettes fiscales. Bien qu'il ait abordé ce sujet précédemment, il a nuancé ses propos en précisant que cet éventuel surplus serait compensé par une réduction de la consommation, rendant ainsi difficile une augmentation substantielle des recettes fiscales.







