Laurent Nuñez a accordé un entretien approfondi au Parisien, le samedi 27 juin 2026. Face à un contexte marqué par de multiples événements tragiques, le ministre de l’Intérieur fait le point sur les dernières nouvelles, notamment concernant la canicule et des faits criminels récents.
Il a noté une augmentation inquiétante de 122 % des interventions en Île-de-France, précisant que "74 décès par noyade" ont été recensés, principalement dans des zones non surveillées. Selon lui, la plupart des victimes étaient de jeunes adultes, entre 15 et 25 ans.
Bien qu’il rejette les accusations de "fiasco" sur la gestion de la canicule, Laurent Nuñez admet une "surmortalité à Paris et dans son agglomération" depuis le 18 juin, coincé entre des températures extrêmes. Il assure que tous les services étaient mobilisés, contrant ainsi les insinuations de certains responsables politiques.
Les dysfonctionnements derrière l'affaire Lyhanna
Le ministre a également abordé la question entourant le meurtre de Lyhanna, dont le viol et le meurtre sont attribués à Jérôme Barella, un individu précédemment signalé pour diverses violences sexuelles sur mineurs. Les inspections réalisées ont mis en lumière des "dysfonctionnements" dans le traitement des plaintes et des enquêtes.
Selon Laurent Nuñez, le problème principal réside dans "la mauvaise orientation des actes d’enquête et l'absence de contrôle hiérarchique" sur un dossier complexe. Cependant, il souligne l'importance du travail des forces de l'ordre qui, bien qu’imparfait, est essentiel.
La montée de la violence chez les jeunes
Par ailleurs, la mort tragique de Louis, un adolescent de 17 ans tué à Narbonne, a mis en évidence des lacunes dans la communication entre les différents services de sécurité. "Ce qui m’inquiète, c’est la montée de la violence chez les jeunes," a confié le ministre. Les auteurs présumés du crime sont de jeunes âgés de 16 à 20 ans, ayant été en contact avec les mêmes foyers d'aide sociale.
Laurent Nuñez exprime ainsi la nécessité d'une réflexion sur la prise en charge des jeunes dans ces établissements, face à une violence de plus en plus préoccupante. Ce constat est partagé par des experts en sociologie criminelle, qui soulignent qu’une telle dynamique requiert une attention urgente et des stratégies adaptées.







