Jeudi 25 juin, lors d'une séance animée au conseil municipal de Cagnes-sur-Mer (Alpes-Maritimes), le maire RN a révélé sa décision de doubler la majoration de la taxe d'habitation sur les résidences secondaires, passant de 20 % à 40 %, en réponse à la crise du logement.
"Je crois en la justice fiscale." Cette déclaration, émanant de Bryan Masson, maire RN de Cagnes-sur-Mer, a de quoi étonner. Pourtant, c'est bien ce qu'il a affirmé lors d'un conseil municipal, comme le rapporte Nice-Matin.
Cette augmentation touchera près de 4 879 logements sur les 33 000 que compte la ville, représentant environ 15 % du parc immobilier. Précédemment fixée à 20 %, la majoration était en place depuis 2016, sous l'ancien édile LR Louis Nègre.
Bryan Masson a souligné que cette initiative vise à répondre à "la très forte tension sur l'accès au logement pour les locaux" et à encourager les propriétaires à remettre sur le marché des biens non utilisés. Il a aussi évoqué la nécessité d'un "équilibre fiscal" face aux disparités entre les riches et les plus modestes.
Une mesure approuvée par la gauche
Cependant, cette décision a suscité des réactions contrastées. Lionel Dolciani, chef de file du groupe Nouvelle Énergie, a défendu les propriétaires de résidences secondaires, les qualifiant de contributeurs essentiels à l'économie locale. Il a exprimé des doutes sur l'efficacité de la hausse, arguant qu'une augmentation de 250 euros pour un petit trois-pièces ne suffira pas à inciter les propriétaires à vendre. De plus, il craint une augmentation des locations à court terme de type Airbnb.
Du côté de l'opposition de gauche, la mesure a été accueillie avec satisfaction, soulignant une volonté commune d'agir face à la précarité du logement.
Cagnes-sur-Mer n'est pas la première à adopter une telle politique ; d'autres communes comme Antibes, Villeneuve-Loubet et Saint-Laurent-du-Var appliquent déjà une majoration de 40 %. Rappelons que la loi permet aux municipalités de fixer cette surtaxe entre 5 % et 60 % depuis la suppression de la taxe d'habitation sur les résidences principales en 2023, comme l'indique La Dépêche du Midi.







