Élu depuis près de cinq décennies, François Patriat, sénateur de Côte-d'Or et fervent soutien d'Emmanuel Macron, a décidé de ne pas renouveler son mandat. À 83 ans, son départ marque la fin d'une époque au sein du Parlement français.
Patriat, considéré comme l'un des membres fondateurs du mouvement macroniste, a exercé des fonctions de premier plan, notamment en tant que leader du groupe macroniste au Sénat depuis sa création en 2017. Dans une lettre révélée par l'AFP, il explique : "Beaucoup, et je les en remercie, m'invitent à continuer, mais plus nombreux encore sont ceux qui comprendront ma décision." Son choix de ne pas se présenter pour un quatrième mandat en septembre est le signe d'une réflexion personnelle sur son parcours.
Le président Macron lui a rendu hommage, le qualifiant de "fidèle ami" et soulignant son dévouement à la Bourgogne et à la France. Le sénateur a d’ailleurs été parmi les premiers à rejoindre Macron lors de sa campagne présidentielle de 2016, période durant laquelle il a eu l'opportunité de fréquenter les cercles médiatiques et politiques les plus élevés, bien au-delà de ce qu'il avait connu dans ses débuts au Parti socialiste.
Son expérience au Parlement aura été marquée par des succès électoraux, avec seulement deux défaites sur plus de vingt élections, et une carrière politique qui s'étend sur plus de 35 ans. "Il y a aussi chez moi une forme de fierté politique", a-t-il déclaré récemment, tout en s'interrogeant sur la dignité de reprendre un mandat à un âge avancé.
Sa décision de quitter le Sénat coïncide avec une phase de transition pour le macronisme, alors que plusieurs figures historiques s'éloignent de la politique. Richard Ferrand et Jacques Mézard ont pris d'autres fonctions, tandis que Gérard Collomb est décédé en 2023. Cette retraite ne signifie pas pour autant une coupure avec la vie politique, car François Patriat se consacre désormais à ses passions telles que la chasse, le golf, et le cyclisme.
Le sénateur a partagé quelques anecdotes de sa carrière, dont un incident dramatique en 2016 où il a été sauvé par un ami au téléphone. Cet ami n'est autre qu'Emmanuel Macron, qu'il décrit avec humour comme "Dieu". Sa loyauté envers le président est indéniable, et sur son ordinateur, il a même un fond d'écran affichant "Macron 2032".
Alors que François Patriat tire sa révérence, le vide qu'il laisse derrière lui soulève des interrogations sur l'avenir du macronisme et sur la direction que prendra le mouvement en 2027. Ce départ symbolise également la fin d'une ère qui aura vu la transformation et l'évolution du paysage politique français.







