Lors d'une intervention sur BFMTV le 14 juin, Jordan Bardella, président du Rassemblement National, a évoqué la surpopulation des prisons françaises, citant le modèle mis en œuvre par Nayib Bukele au Salvador. Selon lui, la France, pays aux ressources considérables, pourrait à son tour construire de nouvelles infrastructures pénitentiaires.
« Dans un pays de 6 millions d'habitants, Monsieur Bukele a réussi à établir 40 000 places de prison en seulement huit mois », a souligné Bardella, mettant en lumière l'efficacité du système salvadorien. Si ce modèle a reçu un certain soutien en Amérique latine pour sa fermeté contre la criminalité, il a également suscité des critiques pour ses atteintes aux droits humains, comme l'a rappelé le journaliste Guillaume Daret : « Avez-vous vu l’intérieur de ces prisons ? C’est un modèle, franchement ? »
Bardella a réagi durement à ces critiques en déclarant : « Vous avez le droit de vous soucier de l’épaisseur du matelas de l’assassin de la petite Lyhanna, moi ce n’est pas mon problème. » Cette référence à l'affaire tragique de Lyhanna, une fillette de 11 ans dont la mort a mis en lumière des défaillances dans le système judiciaire français, a souligné son point de vue selon lequel les droits des victimes devraient primer sur ceux des délinquants.
En ajoutant que la préoccupation pour les droits des prisonniers ne devrait pas devenir une religion, Bardella a affirmé que « le respect de la souffrance des victimes est mille fois supérieur au sort des délinquants et des criminels dans nos prisons ». Sa déclaration fait écho à des préoccupations croissantes quant aux conditions de vie dans les prisons françaises, souvent décrites comme insalubres et surpeuplées.
Le Conseil de l'Europe a déjà tiré la sonnette d'alarme sur la situation désastreuse des établissements pénitentiaires français, évoquant des risques de transformation en « entrepôts humains ». Bardella a réaffirmé son intention de remédier à cette situation en plaidant pour la construction de nouvelles prisons, arguant que la France, comme sixième puissance économique mondiale, devrait avoir les moyens de le faire.
« Vous n’allez pas me faire croire qu'un pays doté de l'arme nucléaire et avec les plus grands groupes de BTP au monde ne peut pas bâtir de nouvelles prisons ! » a-t-il conclu, soulignant une vision ferme sur la nécessité de revitaliser le système carcéral français.







