L'Observatoire national interministériel de la sécurité routière (ONISR) a révélé son rapport annuel sur l'accidentalité routière le 29 mai dernier, faisant état de 3 515 décès sur les routes françaises en 2025, ce qui représente une hausse de 2,4 % par rapport à 2024.
Ces chiffres choquants mettent en lumière une tendance inquiétante malgré les efforts continus déployés pour promouvoir la sécurité routière. Parmi les victimes, on recense 3 263 décès sur le territoire métropolitain et 252 personnes en outre-mer. Selon les experts, cette hausse s’explique par plusieurs facteurs, notamment la réouverture des activités économiques après la pandémie.
En plus des pertes humaines, l'ONISR indique qu'environ 247 000 personnes ont été blessées dans des accidents de la route en 2025, dont près de 16 800 gravement. Marie-Pierre Vedrenne, ministre déléguée auprès du ministre de l’Intérieur, a souligné l'impact personnel de ces chiffres, affirmant : "derrière chaque mort sur la route, il y a une famille brisée".
La vitesse reste la première cause des accidents mortels
Comme les précédentes années, la vitesse excessive ou inadaptée demeure le principal facteur d'accidentalité, responsable de 29 % des accidents mortels en métropole. L'alcool, quant à lui, est impliqué dans 21 % des cas, suivi de l'inattention (13 %) et de l'usage de stupéfiants (11 %).
Les jeunes adultes, en particulier ceux âgés de 18 à 24 ans, sont les plus touchés, affichant un taux de mortalité de 96 décès par million d'habitants. Les seniors, notamment les plus de 85 ans, présentent également des statistiques inquiétantes, avec 83 décès pour un million d'habitants. De plus, le bilan fait état d'une recrudescence tragique chez les adolescents : 133 jeunes de 14 à 17 ans ont perdu la vie sur les routes, soit 39 de plus qu'en 2024, selon des révélations de France Bleu.
Piétons, cyclistes et deux-roues particulièrement touchés
Les usagers vulnérables continuent de subir les conséquences dramatiques de la violence routière. Selon le rapport, plus de 50 % des victimes non responsables d'accidents mortels sont des piétons, cyclistes ou usagers de trottinettes électriques. En 2025, 503 piétons, 235 cyclistes et 79 utilisateurs d'engins de déplacement personnels motorisés ont perdu la vie. Les conducteurs de deux-roues motorisés demeurent les plus exposés, avec 697 décès enregistrés sur l'année.
Les territoires ultramarins connaissent également une détérioration de la sécurité routière, avec 252 décès en 2025, soit 13 de plus qu'en 2024. Plus d'un tiers de ces victimes sont des pilotes de deux-roues, tandis que l'absence de casque ou de ceinture de sécurité reste un problème majeur aggravant, comme l'ont rapporté nos confrères de La Dépêche.







