Devant l’échec de la primaire de la gauche non-mélenchoniste, Marine Tondelier voit sa stratégie d’union battue en brèche. Au point qu’une candidature autonome de la secrétaire nationale des Écologistes apparaît comme une hypothèse probable.
Par Matthieu Le Gall
Lors d'un événement à Villepinte, Marine Tondelier a présenté son programme sur la santé et l'environnement, espérant faire oublier temporairement l'atmosphère morose au sein du parti. Une ambiance si tendue, révèle L’Opinion, qu'il devient impératif d'organiser des « cercles de parole » pour que les membres puissent partager leurs inquiétudes.
La primaire de la gauche non-mélenchoniste, dont Tondelier se faisait l’avocate, semble maintenant à l’agonie. Les alliés d'Olivier Faure, le leader des Socialistes, manifestent un désintérêt croissant, envisageant déjà des alternatives.
Cette débâcle de la « petite gauche » souligne des fractures stratégiques visibles à l’Assemblée nationale, dévoilant la vulnérabilité des Écologistes. Pour Tondelier, aucune solution concrète à une candidature unique ne semble viable. Les partisans d'une alliance avec Sandrine Rousseau rejettent un rapprochement avec le social-démocrate Raphaël Glucksmann. L'option de s'associer à LFI expose les Écologistes à des divergences fondamentales, notamment sur des questions européennes ou liées à la guerre en Ukraine. S’unir avec les Socialistes pourrait retarder des conflits déjà épuisants.
Il demeure alors l'idée d'une candidature indépendante de Tondelier à la présidentielle, ce qui signifierait accepter un morcellement d'une gauche qui peine à se stabiliser depuis la séparation des Insoumis.
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