Le maire d'Annemasse (Haute-Savoie) a divulgué, le 29 mai, son intention d'accueillir les manifestants anti-G7 dans le parc de la Fantasia, situé à l'ouest de la commune. Cette initiative, encore à finaliser, a été présentée aux résidents du quartier.
Le programme prévoit trois jours d'activités : une journée d'installation, suivie de conférences, d'ateliers et d'un concert le samedi, ainsi qu'une marche dans les rues de la ville le dimanche. "Les organisateurs seront présents dès le vendredi", a précisé Gabriel Doublet, maire d'Annemasse. Le parc fermera ses portes à 1 heure du matin, afin de minimiser les nuisances pour les riverains.
Une solution réfléchie
Pourquoi le parc de la Fantasia ? "C'est un lieu déjà bien équipé, avec des guérites en bois qui peuvent accueillir des stands, ainsi qu'un bon accès à l'électricité et aux réseaux". Selon Doublet, l'emplacement a été choisi après avoir étudié plusieurs options, afin d’éviter les zones trop proches de la frontière ou des gares, rendant le parc une option consensuelle. Cette proposition a obtenu le soutien de la préfecture de la Haute-Savoie, qui a confirmé qu'aucune interdiction ne serait mise en place pour l'usage du parc.
Ce plan a été présenté aux riverains inquiets, comme Michèle et Albert, qui s’interrogent sur le potentiel afflux de manifestants. "3000 personnes dans un petit espace, c'est compliqué !" s’inquiète Michèle.
Les préoccupations des riverains
Pour rassurer les habitants, la mairie a élaboré un dispositif de sécurité. Un camping serait installé plus loin pour les opposants, avec un déploiement possible de jusqu'à 1000 policiers. Un certain nombre de résidents, comme Camille, se disent rassurés par cette organisation : "Concernant la sécurité et l'organisation, oui, j'ai confiance".
Toutefois, le collectif No G7 n'a pas encore donné son aval pour cette proposition. Leur réponse est attendue le 1er juin, laissant planer le doute sur l’avenir de cet événement à Annemasse.
Cette initiative pourrait coûter entre 100 000 et 150 000 euros, un investissement pour tenter d'harmoniser l'accueil des manifestants avec la sécurité et les préoccupations locales.







