Dans un contexte politique tendu, la mairie de Castres a récemment refusé de louer une salle municipale à l’Institut La Boétie, un think tank proche de La France insoumise (LFI). Ce refus a suscité des accusations de censure, tandis que la municipalité défend son choix par des considérations administratives.
Pour LFI, ce refus s'apparente à "une censure politique déguisée". "Ce refus arbitraire de la mairie est une manipulation", a déclaré un représentant de LFI à Castres. En revanche, le maire Florian Azema, du Rassemblement national, a réagi en qualifiant les accusations de "mensonges et mauvaise foi".
Ce think tank, qui a été co-présidé par Jean-Luc Mélenchon, a tenté de réserver la salle Jeanne-Cabrol pour une formation au cours du mois. Cependant, la mairie a invoqué un règlement intérieur de 2017 qui interdit cette location. LFI a cependant souligné que ce règlement avait été modifié en décembre 2022 sans que les nouveaux termes aient été publiés, laissant entendre que le refus était légalement infondé et donc "profondément antidémocratique".
"C'est un manque de respect pour le principe d'égalité d'accès aux équipements publics", a ajouté LFI, arguant que ces installations sont financées par l'ensemble des contribuables de Castres.
Une réponse de la mairie : respect des règles avant tout
De son côté, la mairie a insisté sur le fait qu'elle ne fait qu'appliquer la règlementation. "La Maison des associations est destinée à accueillir des organisations dont l'activités sont principalement localisées à Castres", a déclaré un porte-parole de l’équipe municipale. "La modification du règlement de 2022 permet l'accès à certaines structures privées, mais LFI ne remplit pas ces critères puisqu'elle est enregistrée à Paris", a-t-il ajouté.
La municipalité a aussi mentionné qu'il existe d'autres salles, municipales ou non, que toutes associations peuvent louer. "Nous avons proposé d'autres solutions", a précisé le représentant de la mairie, une déclaration qui, selon lui, a été ignorée par LFI. Ce conflit met en lumière le climat politique actuel à Castres, où chaque geste est scruté et interprété dans un contexte de rivalité croissante entre les différents acteurs politiques.







