Le Bureau du Sénat a récemment levé l'immunité parlementaire du sénateur LR Francis Szpiner, l'obligeant à s'expliquer sur des allégations de corruption et d'abus sexuels concernant l'attribution d'un logement social. Selon une jeune femme de 26 ans, elle aurait été contrainte, en échange de la faveur d'un logement, de consentir à des avances sexuelles.
Cette décision fait suite à une enquête ouverte par le parquet de Paris le 18 octobre 2024, après un signalement d'un juge chargé d'une autre affaire. Suite à une procédure judiciaire en cours pour des viols et violences conjugales, la jeune femme aurait, en 2023, sollicité une aide pour un logement dans le 16ème arrondissement. Les investigations mettent en lumière les conditions douteuses de cette aide, suscitant des questions sur le comportement de Szpiner.
Des allégations troublantes
Les accusations portent sur des abus présumés commis par Szpiner à plusieurs reprises, y compris dans son bureau. Les autorités ont mené des perquisitions dans divers lieux liés à sa fonction, notamment son bureau de sénateur, son domicile et son cabinet d’avocat.
Francis Szpiner, personnage éminent du barreau de Paris, a fermement nié ces allégations : « Je n'ai jamais eu de relation avec cette jeune femme, et je conteste absolument toute accusation de corruption liée à l'attribution d'un logement social pour des faveurs sexuelles », a-t-il déclaré.
Le communiqué du Sénat précise que « après avoir examiné la demande, le Bureau a jugé la requête comme étant « sérieuse, loyale et sincère », d'où la décision d'autoriser la garde à vue de Szpiner ». Ces événements soulèvent de vives inquiétudes au sein du paysage politique français, accentuant l’appel à une transparence accrue dans l’attribution des logements sociaux et à la protection des droits des victimes d’abus.







