Une vaste opération de perquisition s'est déroulée ce jeudi au sein de l'entreprise Vulli, à Rumilly, orchestrée par des agents de la brigade de recherche de gendarmerie et ceux de la répression des fraudes. Cette intervention fait suite à une procédure ouverte par le parquet d'Annecy pour tromperie liée à l'étiquette 'made in France' de la célèbre Sophie la girafe.
Comme rapporté par Le Dauphiné Libéré, cette enquête a été lancée après un signalement provenant de la DGCCRF, visiblement préoccupée par la véracité des indications de provenance du célèbre jouet. Selon une enquête réalisée par Mediapart le 3 mai, il semblerait que Sophie la girafe, qui est présentée depuis plusieurs décennies comme étant entièrement fabriquée en France, soit en réalité « massivement » produite en Chine depuis 2013.
Cette situation pourrait constituer une infraction pénale, la tromperie commerciale étant passible de sanctions pouvant atteindre 10% du chiffre d'affaires de l'entreprise. Les agents ont saisi plusieurs documents qui devront être minutieusement examinés. Aucune interpellation n'a été effectuée dans l’immédiat.
Dans une déclaration à l'Agence France Presse, le PDG de Vulli, Alain Thirion, a justifié cette situation en affirmant que la fabrication partielle en Chine n’a jamais été un secret. Il a précisé que des sous-traitants avaient été nécessaires en raison de retards dans l'achèvement d'une nouvelle usine à Saint-Nabord, dans les Vosges. Thirion a également souligné qu'il était en discussion avec la DGCCRF pour clarifier les critères du terme 'made in France'.
Cette affaire relance un débat sur la transparence en matière de fabrication et invite à une réflexion plus large sur les pratiques des industries de consommation, en particulier dans un contexte où le 'made in France' est de plus en plus valorisé par les consommateurs.







