À la gare de Winterthur, en Suisse, une attaque à l'arme blanche a blessé trois personnes ce jeudi matin. Les autorités privilégient l'hypothèse d'un acte terroriste, avec l'agresseur rapidement interpellé et identifié comme un homme de 31 ans possédant la double nationalité suisse et turque. Selon des sources, il avait récemment été hospitalisé en psychiatrie mais libéré, les médecins évaluant qu'il ne représentait pas un danger.
« J'ai spécifiquement utilisé le terme 'attaque terroriste' lors de la conférence de presse, » a insisté Mario Fehr, directeur de la sécurité cantonale. Cette déclaration a eu lieu quelques heures après l'incident, qui a provoqué une grande frayeur parmi les passants.
Un parcours troublé
Les autorités ont révélé que le suspect avait effectué un long séjour en Turquie et avait des fréquentations préoccupantes. Des éléments, tels que des slogans religieux scandés durant l'attaque, renforcent l'hypothèse d'une motivation terroriste. « Les témoignages recueillis sur place évoquent plus d'une fois le cri 'Allah Akbar', » indique un rapport de 20 Minutes.
Liens avec la radicalisation
Marius Weyermann, chef de la police cantonale, a déclaré : « Nous devons envisager que cet acte s'inscrit dans un contexte de radicalisation religieuse. » En effet, le suspect aurait des liens avec une mosquée considérée comme radicale à Winterthur, où l'imam avait été inculpé pour incitation à la violence.
En 2015, l'individu avait également fait l'objet d'une enquête après avoir agressé deux fidèles qui avaient critiqué cette même mosquée, témoignages qui soulignent les risques liés à des idées extrémistes. Les autorités ont des défis à relever pour comprendre le cheminement du suspect et prévenir de futurs incidents.







